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| | | Deux hommes, une femme, trois possibilités - Scilia | |
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| Auteur | Message |
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Scilia Propriétaire exclusive de Viggo


Nombre de messages: 1253 Age: 34 Localisation: Dans les bras de Sheldon et Warrick pour... ;) Date d'inscription: 10/09/2004
 | Sujet: Re: Deux hommes, une femme, trois possibilités - Scilia Dim 8 Jan - 17:07 | |
| Il suivit la voix de sa femme et observa un moment la scène. Simon était face à Joy, l’air irrité, les traits tirés. Le milliardaire buta dans une bouteille de bourbon qui vint s’échouer près du lit. Largo comprit rapidement que son meilleur ami n’était pas dans un état de sobriété exemplaire. Il se doutait qu’il boirait, du moins le premier jour, mais aussi que Simon arriverait à remonter la pente, à s’occuper de l’enterrement de sa femme. Au lieu de cela, c’était Joy qui s’était chargé de tout. — Hey, vieux frère, tu veux qu’on repasse dans un moment ? S’enquit le milliardaire en constatant qu’il n’était pas prêt. — Nan, c’est pas la peine. — Qu’est-ce que… — Il refuse d’y aller, expliqua Joy en secouant légèrement la tête pour lui faire comprendre qu’elle n’arrivait pas à le résonner. — Mais… — Larg’, je t’ai jamais rien demandé alors fous-moi la paix ! — Tu ne vas pas aller à l’enterrement de ta femme ? C’est une plaisanterie ! — Laissez-moi tranquille ! — Pourquoi ? Pour que tu vides une bouteille de plus ? Tu crois vraiment que la solution à ton problème est dans l’alcool ? — Qu’est-ce que ça peut bien te faire ? Cracha Simon en faisant mine de prendre la bouteille qui était sur sa table de nuit. — Ne fais pas cela, le menaça Largo. — T’es pas mon père ! — Simon, tu vas m’obliger à devenir méchant avec toi. — Ouhhh, j’ai peur, fit le Suisse avant d’éclater d’un rire rauque. Joy ne savait que faire. Elle se tenait en retrait des deux hommes et voyait dans les yeux de son mari, qu’il n’allait pas laisser Simon se détruire de la sorte. De même qu’il assisterait à l’enterrement de sa femme, de gré ou de force. A en juger par la situation, Joy se dit que la force allait être nécessaire. Largo continuait à parler à Simon mais ce dernier le rabrouait sans cesse. La jeune femme vit son époux arracher la bouteille de bourbon, que Simon avait porté à ses lèvres, et la jeter violemment contre le mur. — Espèce d’enfoiré, rugit Simon en voulant donner un coup de poing à Largo. Ce dernier l’évita sans problème et fit un croche-pied à son meilleur ami qui s’étala sur la moquette. Simon se releva péniblement, essuya sa lèvre fendue de sa main et regarda la traînée de sang qui y était restée. — Si t’étais pas Largo Winch, fit Simon en insistant bien sur le nom de son ami, j’te collerai une de ces raclées pour ce que tu viens de faire ! — Tu as déjà essayé de me frapper, remarqua Largo, mais on ne peut pas vraiment être alerte avec autant d’alcool dans le sang que toi. — Va te faire voir ! — Non. Maintenant tu vas aller prendre une douche, tu vas enfiler un costume convenable et tu vas venir avec nous, ordonna le milliardaire sèchement. — Je suis pas un de tes employés ! — Si, justement mais ce n’est pas en tant que patron que je te parle mais en tant qu’ami. — Si t’étais un véritable ami, cracha Simon, tu me foutrais la paix ! — Et si tu réfléchissais deux minutes, tu verrais que tu ferais la même chose pour moi si la situation était inversée ! Joy, tu peux nous laisser ? — Tu es certain que…, commença-t-elle avant d’être interrompu par son mari. — Oui, tout ira bien. Nous serons prêts à temps. La jeune femme obtempéra et se retira au penthouse. Simon la suivit du regard avant de revenir sur Largo. L’alcool l’abrutissait un peu mais il savait que le milliardaire ne le laisserait pas en paix tant qu’il n’aurait pas fait ce qu’il voulait. — Je n’irais pas, répéta Simon avec morgue. — Je suis persuadé du contraire, assura Largo. — Putain, tu peux pas m’oublier ? — Non. Si tu ne le fais pas pour toi, fais-le pour elle. Tu crois qu’elle aimerait te voir te détruire de la sorte ? — Arrête ! S’écria Simon en mettant ses mains sur ses oreilles. — Tu crois que Valérie, avant qu’elle ne meure, pensait que tu ne t’occuperais pas de votre fille, que tu préférerais te saouler plutôt que de venir lui rendre un dernier hommage ? — Ça suffit, hurla le Suisse avant de se jeter sur Largo. Les deux hommes roulèrent sur le sol. Simon essaya, sans succès, de faire taire Largo en l’étranglant mais le milliardaire fut plus rapide que lui et l’envoya valser contre le lit. Avec du mal, Simon se releva et jeta un regard noir à son meilleur ami. — Tu n’es pas en état de te battre. — Je t’ai rien demandé ! — Il nous reste moins de deux heures pour faire de toi un mari convenable. — T’es bouché, Larg’ ! Je n’y vais pas ! — Oh si tu vas y aller, gronda–t-il en s’approchant du Suisse qu’il réussit à ceinturer et à traîner dans la salle de bain adjacente. — Lâche-moi ! Hurla Simon. Largo obtempéra en l’envoyant dans la cabine de douche. Il ouvrit le robinet d’eau froide, aussitôt l’eau jaillit, arrosant les deux hommes. Largo sortit et referma la porte, empêchant Simon de sortir. Ce dernier se redressa et donna de furieux coups de poings sur la porte. Largo tint bon et les coups faiblirent au bout d’un long moment. Il vit le corps de son meilleur ami glisser lentement sur le sol, l’eau froide coulait toujours sur lui. Largo ouvrit lentement la porte. — Pourquoi ? Murmura le Suisse. — Je ne sais pas, avoua Largo qui ne savait pas vraiment quel était le sujet de la question. Il ferma le robinet et s’agenouilla devant son meilleur ami. L’eau ruisselait sur son visage, gouttait de ses cheveux mais cela ne semblait pas le déranger. Largo posa sa main sur l’épaule de Simon, ce dernier releva des yeux humides de larmes sur lui. — Elle me manque. — Je sais mais il faut lui dire adieu. — Je… Je ne crois pas que je pourrais, avoua Simon d’une voix tremblante. — Je serais là, Joy aussi. Nous n’allons pas te laisser dans un moment pareil. Le Suisse hocha lentement la tête, essayant de refouler de nouvelles larmes. Il avait beaucoup trop pleuré d’êtres chers dans sa vie. Il avait toujours relevé la tête, continué sa vie en essayant de paraître insouciant. Il devait faire pareil, enfouir la douleur au plus profond de lui. Il lui devait bien cela. Il ferait une dernière fois honneur à la seule femme assez folle pour l’avoir épousé et lui avoir offert une famille. — Il vaut mieux que j’évite le costume mauve. — Elle le détestait, répondit Largo avec un léger sourire. — Je sais. Elle… Largo… — Oui ? — Merci. Le milliardaire l’aida à se relever. Il alla chercher un costume convenable dans le dressing de Simon tandis que ce dernier prenait une douche. _________________ Save the cheerleader, save the world...  |
|  | | Scilia Propriétaire exclusive de Viggo


Nombre de messages: 1253 Age: 34 Localisation: Dans les bras de Sheldon et Warrick pour... ;) Date d'inscription: 10/09/2004
 | Sujet: Re: Deux hommes, une femme, trois possibilités - Scilia Dim 8 Jan - 17:08 | |
| Il faisait doux en cette matinée de printemps. Les nuages avaient semblé déserter le ciel d’un bleu clair pour faire honneur à la défunte. Il y avait peu de monde, constata Kerensky. Largo, Joy, Simon – qui jouait le mari éploré avec beaucoup de réalisme – Sullivan et quelques amis de Valérie qu’il ne connaissait pas. Elle n’avait plus de famille. Comme lui. Plus il repensait à la jeune femme, plus il remarquait leurs points communs. Pour l’heure, il se tenait en retrait du petit groupe, près d’un vieux chêne, observant la scène en silence. Le prêtre parlait depuis un long moment. Le vent lui rapportait quelques bribes de son discours mais il lui sembla sonner faux. Comment cet homme de Dieu, qui n’avait jamais eu aucun contact avec la jeune femme, pouvait-il faire son éloge ? Il se tut enfin, bénit le cercueil qui commença à descendre lentement dans la fosse. Kerensky vit Simon s’approcher au bord de la tombe et envoyer un lys blanc en murmurant quelques mots. Largo, Joy et Sullivan firent de même. Simon reçu humblement les condoléances des gens présents. La cérémonie terminée, Joy prit le bras de Simon pour le guider à l’extérieur du cimetière. Largo allait les suivre mais il s’arrêta, regarda dans la direction que sa femme lui avait indiquée et découvrit Kerensky. Il hocha lentement la tête, indiquant au Russe qu’il appréciait sa présence, avant de rejoindre ses amis. Georgi ne sembla pas surpris. Il se doutait que Joy l’avait repéré, déformation professionnelle obligeait. Il était plutôt soulagé que la jeune femme n’ait pas insisté pour qu’il se joigne à eux. Quand elle était descendue au bunker, lui annoncer le jour et la date de l’inhumation, elle n’avait pas insisté sur le fait que sa présence serait importante. Elle savait déjà qu’il viendrait. Joy s’était juste contentée de lui donner les informations qu’il attendait. Kerensky poussa un soupir. La vie était cruelle. Oh ce n’était pas une nouveauté, c’était même d’une banalité affligeante mais voir une femme, qu’il niait aimer, s’éteindre aussi jeune… Il s’approcha à pas lents. Déjà deux hommes arrivaient pour ensevelir le cercueil. Ils s’arrêtèrent pour allumer une cigarette en voyant le Russe devant la tombe, une rose blanche à la main. — J’aurais aimé… Quoi ? Que les choses soient différentes ? Oui, il l’aurait voulu. Il aurait aimé ne pas entrer au KGB, il aurait aimé apprendre à ne plus avoir peur, il aurait aimé partager sa vie avec elle, il aurait aimé que la petite à l’hôpital soit sa fille et non celle de Simon. C’était trop tard. Il en était conscient et malheureux. — Je suis désolé, murmura-t-il avant de jeter la fleur sur le cercueil. Il jeta un dernier regard au portrait de Valérie, entouré d’une gerbe de roses blanches, posé près de la tombe. Elle souriait sur la photo qu’avait choisi Joy. Il se rappelait le jour où elle avait été prise : à la suite d’un fructueux contrat que Largo avait tenu à fêter « en famille ». Joy était enceinte de Paolo et dans sa période « photographie ». Elle s’était découvert une passion pour la photo et ne ratait aucune occasion d’en faire. La jeune femme avait fait un portrait magnifique. Ils étaient si loin d’imaginer ce qui allait se passer par la suite. Kerensky grava les traits familiers dans sa mémoire avant de quitter le cimetière. La vie devait reprendre, ou plutôt continuer, comme on le lui avait appris. A suivre... _________________ Save the cheerleader, save the world...  |
|  | | macsam Survivant du vol oceanic 815


Nombre de messages: 264 Age: 34 Date d'inscription: 01/10/2004
 | Sujet: Re: Deux hommes, une femme, trois possibilités - Scilia Dim 8 Jan - 17:31 | |
| C'est bien ce que je disais, je l'ai déja lu et je la reli avec plaisir. Bon promis j'essaye de me taire pour ne pas tuer le suspense; et puis rajoute une autre personne pour le "ralage" collectif pour obtenir la suite! Entre autre celle de brennan l'éboueur, de Fusion et de la fic avec Viggo et Val, alors par pitée mais la suite de toute de tes fic!!!!!!!!!!!!!!!!!! sa devient urgent............ |
|  | | ayana16 Invité
 | Sujet: Re: Deux hommes, une femme, trois possibilités - Scilia Dim 8 Jan - 22:09 | |
| mersi d'avoir mis la suite elle est génial  mais vu que je ne peut pas egarder tout les jours je ne pourait pas lire le reste avant longtemps dommage |
|  | | Scilia Propriétaire exclusive de Viggo


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 | Sujet: Re: Deux hommes, une femme, trois possibilités - Scilia Dim 8 Jan - 23:25 | |
| | Citation: | | rajoute une autre personne pour le "ralage" collectif pour obtenir la suite! |
mais euh ! ca va devenir du harcelement lol
| Citation: | | vu que je ne peut pas egarder tout les jours je ne pourait pas lire le reste avant longtemps dommage |
d'un autre cote, ca t'en fera plus à lire :happy:_________________ Save the cheerleader, save the world...  |
|  | | Valmont Survivant du vol oceanic 815


Nombre de messages: 280 Age: 21 Localisation: Bretagne Date d'inscription: 01/12/2004
 | Sujet: Re: Deux hommes, une femme, trois possibilités - Scilia Lun 9 Jan - 10:29 | |
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|  | | macsam Survivant du vol oceanic 815


Nombre de messages: 264 Age: 34 Date d'inscription: 01/10/2004
 | Sujet: Re: Deux hommes, une femme, trois possibilités - Scilia Lun 9 Jan - 11:23 | |
| | Valmont a écrit: | Dis moi pourquoi Simon a t'il autant dans tes fics que dans celles de Raf une certaine tendance à l'acoolisme ?
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Très bonne question sa! Pour au temps que je me souvienne c'était un problème de drogue (voir l'épisode ou sullivan plaque sa copine à cause de sa et que simon l'aide à remonter la pente) qu'il avait pas un problème d'alcool. Bon alors Scilia on attends des réponses à se sujet............ |
|  | | Scilia Propriétaire exclusive de Viggo


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 | Sujet: Re: Deux hommes, une femme, trois possibilités - Scilia Lun 9 Jan - 14:15 | |
| ah Simon... c'est un cas ce type, pourtant on l'adore. Pourquoi Simon est-il porté vers l'alcoolisme ? Parce que ca va de pair, pour moi, avec le caractère des gens qui aiment "faire la fete" facon Simon. D'ailleurs, dans Paradis d'enfer, Simon ne se contente pas de boire un verre. Il demande carrement au barman son torchon de bar, l'essore et boit le contenu cul sec. Et puis, il n'est pas connu pour etre un couche-tot, a son poste a 8h du mat non plus. Donc voila, simon n'est sans doute pas un grand alcolo mais il aime boire et l'alcool lui permet aussi d'oublier ses problemes. _________________ Save the cheerleader, save the world...  |
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 | Sujet: Re: Deux hommes, une femme, trois possibilités - Scilia Lun 9 Jan - 14:17 | |
| c'est sous les menaces a peine voilées de valmont que je poste cette suite scilia, auteuse maltraitée par ses lectrices *** Largo gara la voiture devant le General Hospital. Simon, assis à ses cotés, ne sembla pas remarquer l’endroit où ils étaient. Le milliardaire lança un regard à Joy, assise à l’arrière. Elle descendit de voiture et ouvrit la portière du Suisse. Il ne bougea pas. Il semblait être ailleurs, catatonique. La jeune femme posa sa main sur le bras de Simon. Il leva la tête vers elle. — Viens avec moi. Il ne répondit pas mais sortit lentement du véhicule. Joy le guida jusqu’à l’entrée de l’hôpital. Ils prirent l’ascenseur jusqu’au service des prématurés. Ils venaient à peine d’avancer dans le couloir qu’une infirmière se précipita vers eux. — Oh mon dieu, cela fait plus de deux heures que nous cherchons à vous joindre, monsieur Ovronnaz ! S’exclama-t-elle. — Que se passe-t-il ? S’enquit Largo devant le manque de réaction de son meilleur ami. — Venez, le docteur Kent va vous expliquer. — Ah vous l’avez trouvé, fit le docteur quand l’infirmière vint frapper à la porte de son bureau. Entrez, monsieur Ovronnaz. Simon serra la main tendue du médecin et prit place sur un des fauteuils qui trônaient devant son bureau. Largo et Joy s’installèrent malgré le regard noir du médecin qui n’osa pas, connaissant de réputation la famille Winch, dire quelque chose. — Ce sont des amis proches, expliqua Simon lentement. — Je sais que vous avez perdu votre femme et que vous devez être encore sous le… choc, commença Kent, mais votre fille a besoin de vous. Elle est prématurée, comme vous le savez, de trois semaines. Ce qui n’est pas vraiment inquiétant en soi. Ce qui l’est, en revanche, c’est qu’elle présente une thalassémie. — C’est une maladie sanguine, intervint Joy. — C’est exact. Il s’agit en fait d’une anémie peu courante. Je ne vais pas rentrer dans des détails fastidieux pour aller droit au but. Votre fille a besoin d’une transfusion. — Une transfusion ? Répéta Simon qui avait du mal à assimiler les propos du médecin. — Parfaitement. Si sa mère avait été là, les anticorps qu’elle aurait pu faire passer à votre fille par le biais de l’allaitement, aurait permis au bébé de combattre cette anémie. — Vous devez bien pouvoir lui donner des médicaments, fit remarquer Largo devant le silence de Simon. — Bien sûr, elle est traitée depuis que nous avons décelé son anémie mais le plus efficace, ou du moins ce qui pourrait l’aider plus rapidement, serait de transfuser le sang de son père. J’ai constaté, en consultant le dossier de madame Ovronnaz, qu’elle était de groupe A+. Le bébé étant O+, j’en déduis qu’il a hérité du groupe sanguin de son père, vous, monsieur Ovronnaz. Je pourrais, bien entendu, vous proposer un donneur mais je crois sincèrement que votre sang serait à même de l’aider à guérir. — C’est impossible, murmura Simon en songeant à ce que lui demandait le médecin. — Permettez-moi d’insister. Bien que la vie de votre fille ne soit pas menacée, elle risque des complications importantes à long terme : retard de croissance, trouble du langages,… Simon garda la tête basse. Joy ne comprenait pas son mutisme. La vie de sa fille était en jeu et il semblait s’en moquer. C’était inconcevable pour la jeune maman qu’elle était. Largo réfléchissait à tout ce que le médecin venait de leur annoncer. De ses lointains cours de biologie avec le père Thomas, il se souvint qu’un fœtus s’affiliait au groupe sanguin de son père ou de sa mère. Lui-même, avait-il appris par la suite, était du même groupe sanguin que Nério, ce qui prouvait sa paternité. Mais Largo connaissait le groupe sanguin de Simon. C’était l’une des choses qu’il ne pourrait jamais oublier. Il était du même groupe que Sullivan qui s’était proposé, lorsque le Suisse avait eu besoin d’un rein, de lui en donner un. Simon était AB négatif. Il n’était pas le père de l’enfant, conclut Largo ne sachant s’il devait être en colère ou non contre son meilleur ami. Un mensonge de plus, un secret de plus. Apprendre que le Suisse s’était marié sans même les avoir invité avait été un coup rude pour le milliardaire. Il n’avait pas compris pourquoi ses amis ne lui avaient rien dit, de même qu’il ne comprenait pas pourquoi Simon avait fait croire à tous que le bébé était de lui. — Je suis navré de vous presser mais j’ai besoin d’une réponse rapide. — Je ne peux pas, murmura Simon avant de quitter le bureau du médecin. — Mais… — Docteur, je suis donneur universel. J’aimerai donner mon sang à la petite, le coupa Largo. — Il me faut l’autorisation de son père, déclara le docteur Kent en tendant une autorisation de transfusion au milliardaire. — Vous l’aurez, assura Largo avant se lever. Je reviens dans un instant. *** Simon et Largo étaient assis dans la salle d’attente de l’étage. La transfusion avait été faite deux heures plus tôt et ils attendaient de savoir si elle avait réussi. Largo n’avait eu aucun mal à faire signer l’autorisation à Simon. Ce dernier avait hoché la tête quand son meilleur ami lui avait expliqué qu’il pouvait aider la fille de Valérie. Il avait lu une question dans le regard céruléen de Largo mais avait préféré garder le silence. Le milliardaire avait suivi le médecin, laissant Joy en compagnie d’un Simon toujours aussi muet. La jeune femme ne semblait pas comprendre l’attitude du Suisse mais elle était trop inquiète pour le bébé pour l’interroger. Pour le moment, elle était allée chercher des cafés, laissant les deux hommes seuls. — Si j’en crois ce que j’ai appris étant enfant, tu ne peux pas être le père du bébé, annonça doucement Largo. — … — Tu es AB- et Valérie était A+. Tu peux m’expliquer comment la petite peut-être du groupe O+ ? — … — Simon, il va falloir que tu parles, à un moment ou à un autre. — … — Est-ce que…, commença Largo que le silence de Simon commençait à énerver. — C’est ta fille, l’interrompit-il en évitant de le regarder. Joy choisit ce moment pour rejoindre les deux hommes. Un sourire soulagé sur le visage, elle leur annonça que la petite allait mieux. L’anémie semblait résorbée mais elle allait rester sous surveillance constante pendant 24h avant un diagnostique définitif. Simon se leva. C’était un soulagement pour lui aussi, bien qu’il n’en dit rien. Il s’éloigna à pas rapide de la salle d’attente. Il devait quitter cet hôpital qui lui rappelait tant de mauvais souvenirs. — Simon ! La voix de Largo lui parvint mais il préféra l’ignorer. Son meilleur ami connaissait la vérité, il agirait en conséquence. Il n’avait plus rien à faire à New York. Il y avait trop d’endroits qu’il avait fréquentés avec Valérie, trop d’images de bonheur. A commencer par son appartement que la jeune femme avait occupé quelques semaines, laissant des traces de son passage dans sa vie. Les portes de l’ascenseur se refermèrent sur lui. Il vit Largo tenter de le rejoindre mais il arriva trop tard. *** Joy ne comprenait rien à ce qui s’était passé à l’hôpital. Le départ précipité de Simon, la nervosité de Largo. Elle était certaine qu’il était arrivé quelque chose en son absence mais son mari avait refusé de répondre à ses questions. Il l’avait juste sommé de se dépêcher, voulant rentrer au groupe W le plus rapidement possible. Malheureusement, ils avaient été pris dans des embouteillages, ce qui avait agacé un peu plus le milliardaire. Il s’était garé devant la tour, laissant Joy dans la voiture, pour courir à l’intérieur du building. — Ils sont devenus fous, marmonna Joy en garant le véhicule dans le parking. Elle prit l’ascenseur pour rentrer chez elle et s’arrêta net devant la porte ouverte du penthouse. Largo et Simon se faisaient face. Le premier demandant des explications au second qui n’avait nul envie d’obtempérer. — Laisse-moi partir. — C’est hors de question ! Tempêta Largo. J’en ai assez de tes silences, assez de te voir me fuir. — Tu sais maintenant, je n’ai plus rien à faire ici, insista le Suisse en forçant le passage. — Simon, tu ne vas pas t’en sortir comme ça ! S’écria le milliardaire en tentant de le retenir par la manche. Il esquiva et se rua dans le couloir, Largo à sa suite. Dieu merci, songea Joy, la plupart des employés étaient partis déjeuner. — Tu m’annonces que c’est ma fille et je n’ai droit à aucune explication ! Rugit Largo. — Tu as ma lettre de démission, cela devrait te suffire ! Simon s’engouffra dans la cabine de l’ascenseur quand celle-ci arriva, bousculant Kerensky qui venait s’entretenir avec Joy. — Simon, je t’interdis de partir ! Cria Largo en tapant de ses poings sur les portes fermées de la cabine. Le milliardaire appuya plusieurs fois sur le bouton d’appel avant de foncer dans l’escalier. Il devait le rattraper. Leur amitié ne pouvait pas finir ainsi et il avait besoin de réponses. Largo ne vit pas Joy pâlir en prenant conscience des paroles de son mari. Kerensky la rattrapa en la voyant vaciller. — Que se passe-t-il ? Elle ne lui répondit pas, saisit son portable et appela les vigiles du hall, les priant d’empêcher Simon de sortir du bâtiment. Georgi la regardait, ne comprenant pas quelle nouvelle tempête venait de se déchaîner au groupe W. — Si tu veux un responsable concernant la mort de Valérie, ce n’est pas Simon qu’il faut blâmer, annonça-t-elle d’une voix blanche avant de monter dans l’ascenseur qui venait d’arriver, Kerensky sur les talons. *** _________________ Save the cheerleader, save the world... 
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 | Sujet: Re: Deux hommes, une femme, trois possibilités - Scilia Lun 9 Jan - 14:18 | |
| j'avoue que pour moi ça va pas de pair mais ça doit dépendre du point de vue ! |
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 | Sujet: Re: Deux hommes, une femme, trois possibilités - Scilia Lun 9 Jan - 14:22 | |
| tu le vois tjs sobre le pepere ? _________________ Save the cheerleader, save the world...  |
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 | Sujet: Re: Deux hommes, une femme, trois possibilités - Scilia Lun 9 Jan - 14:25 | |
| MErci ! ils sont tous malades lol Simon est pas très fute fute je sais bien qu'il est triste mais en en plus il est egoiste vilain va lol mais nan il ets mimi simon. Bon allé envoit la suite maintenant lol |
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 | Sujet: Re: Deux hommes, une femme, trois possibilités - Scilia Ven 13 Jan - 17:36 | |
| — Bon sang, vous savez qui je suis ! Laissez-moi passer, s’énerva Simon devant l’agent de sécurité qui refusait d’obéir. — Je suis navré, monsieur Ovronnaz, j’ai reçu des ordres vous concernant. Simon passa la main dans ses boucles brunes. Les quelques personnes qui étaient dans le hall les observaient avec curiosité. Largo avait certainement prévenu les gardes de le retenir avant son arrivée. Il allait lui poser des questions auxquelles il n’avait pas envie de répondre. Il s’était toujours cru libre de rester ou non au groupe W mais il s’apercevait maintenant qu’il avait eu tort. Il s’était enlisé dans un cercle vicieux sans même s’en rendre compte. Il n’était qu’un employé, comme ce vigile venait de le lui rappeler. D’un geste rageur, Simon jeta son vieux sac à dos sur le sol et attendit. Largo venait de dévaler plus de 60 étages. Il était en sueur mais si désireux de rattraper Simon qu’il ignora le point de coté qui le lançait. Il ouvrit violemment la porte donnant sur le hall et se rua vers le comptoir pour demander aux vigiles s’ils avaient aperçu Simon et surtout, dans quelle direction il était parti. Il se sentit idiot en découvrant son meilleur ami, assis sur son sac à dos, encadré par Joy et Kerensky. Il fallut quelques minutes à Largo pour enfin pouvoir reprendre son souffle. C’était un miracle, songea-t-il, qu’il ne se soit pas rompu le cou en dévalant l’escalier. — Il faut qu’on parle. — Je veux partir, répondit Simon avec un air buté. — Je ne peux pas… pas sans savoir, répliqua Largo en secouant la tête. — Ça va changer quoi ? Demanda le Suisse en se levant et en attrapant son sac. — Bon Dieu, Simon, tu ne peux pas lâcher une nouvelle pareille sans explications ! Joy observait les deux hommes. En cet instant précis, elle les haïssait autant l’un que l’autre. Le premier parce qu’il l’avait trompé avec Valérie et le second parce qu’il préférait les fuir plutôt que d’affronter ses responsabilités. Ce n’était pas vraiment nouveau de la part du Suisse mais elle trouvait qu’il dépassait les bornes cette fois. — Ça suffit, le coupa la jeune femme. Simon, tu vas monter dans cet ascenseur immédiatement. Nous devons discuter de certaines choses et ce n’est pas possible ici, somma-t-elle d’une voix glaciale. — Joy, ne te mêle pas de cela, fit le Suisse. — Ah vraiment ? Il est un peu tard, tu ne crois pas ? Poursuivit-elle avec colère. Je refuse que tu dises un mot de plus. Tu partiras si tu le veux après mais pour l’instant, en mémoire de ta femme, j’espère que tu vas te conduire en homme et répondre à nos questions. Kerensky était resté silencieux, comprenant à peine ce qu’il se passait entre les trois autres membres de l’Intel Unit. Il vit Simon défier Joy du regard avant de capituler et de se diriger à contrecœur vers l’ascenseur. Il sentait que la jeune femme l’aurait « massacré » s’il n’avait pas obtempéré. Georgi s’apprêtait à retourner au bunker par l’escalier quand Joy l’interpella. — Je pense que cela te concerne aussi. Il ne broncha pas et monta dans la cabine. La montée fut plus que silencieuse. La tension était palpable entre Simon et Largo. Joy semblait s’être calmée. Elle sortit la première et guida le petit groupe jusqu’au penthouse. Kerensky ferma la porte derrière eux et attendit. — Assieds-toi, proposa Largo. — Pas la peine, cela ne va pas prendre longtemps, maugréa Simon. Le milliardaire le dévisagea gravement. Maintenant qu’il était prêt à répondre à ses questions, il ne savait pas vraiment par quel bout commencer. Joy alla jusqu’au bar et se servit un cognac qu’elle avala d’un trait. Elle était au courant de la trahison de Largo. Il le lui avait avoué, incapable de garder le secret, quelques jours après l’incident. Elle s’était sentie blessée, trahie, par l’homme qui avait promis de ne jamais lui faire de mal. Il avait des circonstances atténuantes avait-il expliqué, croyant sincèrement qu’il n’aurait pas cédé aux charmes de Valérie dans des conditions normales. Largo avait réellement cru sa dernière heure venue au fond de cette mine. Il s’en voulait d’avoir trompé Joy, les remords avaient été insupportables. Leur couple avait failli se briser à la suite de ces aveux. La jeune femme avait trouvé refuge dans le travail. Elle s’était investie plus que nécessaire dans la recherche de terrains pour construire les centres pour défavorisés, se servant de ce prétexte pour passer le plus de temps possible loin de Largo. Jusqu’au jour où il avait été grièvement blessé en sauvant Derek Wilson, un nouveau partenaire du groupe W, d’un attentat à la bombe. Winch était resté une semaine dans le coma. Une semaine durant laquelle Joy avait perdu le goût de vivre. Elle s’était promit de lui pardonner son erreur, de reprendre la vie commune s’il revenait parmi eux. Elle lui avait parlé des jours entiers, ne l’avait pas quitté plus de dix minutes et, quand il avait enfin ouvert les yeux, Joy avait éclaté en sanglots de bonheur. Cela semblait si loin maintenant. Elle avait sincèrement cru qu’il n’y avait pas de conséquences à l’infidélité de son mari, elle s’était trompée et cela lui faisait mal d’admettre que Valérie ait pu lui mentir. Sa meilleure amie n’était pas au courant que Largo avait informé Joy de ce qu’il s’était passé dans la mine. Le couple avait préféré garder cela entre eux. A quoi bon mêler leurs amis à leur vie privée ? _________________ Save the cheerleader, save the world...  |
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 | Sujet: Re: Deux hommes, une femme, trois possibilités - Scilia Ven 13 Jan - 17:37 | |
| — Pourquoi ? Demanda soudainement Joy, rompant le silence pesant de la pièce. — Je ne… — Pourquoi nous avoir caché la vérité ? Reprit-elle. — Pour ne pas vous blesser. — Bravo, vous avez parfaitement réussi, fit Largo, cynique. — Les choses ne devaient pas se passer ainsi, protesta Simon. Elle ne devait pas mourir. — Pour l’amour du ciel, pourquoi as-tu accepté de jouer le rôle du père ? — Tu peux pas comprendre, Larg'. C’était ma chance d’avoir une famille, de retrouver ma place, d’avoir un but. — Non, je ne comprends pas. Tu as toujours eu une place dans ma vie, une place ici. — C’est faux. Plus depuis que tu as épousé Joy, plus depuis que Paolo est né. C’est normal, c’est dans la logique des choses mais tu sais ce que je suis ici, pour les autres ? Le larbin du patron, le pote qu’on garde parce qu’on n’a pas le choix ! Tu crois que je ne les ai jamais entendus ? Tu crois que je ne vois pas les regards qu’on me jette ? Je ne suis quelqu’un que par ton bon vouloir et j’en avais assez. Elle m’a redonné le goût de vivre, une raison d’être là. Elle était… — Je t’interdis de parler d’elle, le coupa sèchement Kerensky. — Bon sang, tu ne vas pas t’y mettre aussi ! Ça te défrise qu’elle ait eu confiance en moi, qu’elle ne se soit pas tournée vers toi quand elle a su qu’elle était enceinte, n’est-ce pas ? Mais au fond, tu sais pourquoi elle ne l’a pas fait ? Parce qu’elle t’aimait et qu’avec tes principes à la con, tu as laissé passer ta chance ! Vous avez d’autres questions ? Cingla Simon, ou je peux enfin quitter cette tour ? — Pourquoi est-ce qu’elle ne m’a rien dit ? S’enquit Largo d’une voix faible. Elle aurait dû savoir que je l’aurais aidé, que… — Elle ne voulait pas briser votre couple. Elle refusait d’être responsable du malheur de Paolo. — Ce n’était pas une raison pour nous cacher la vérité ! S’insurgea Joy. — Ah bon, parce que tu aurais accueilli Valérie dans tes bras en sachant qu’elle portait l’enfant de Largo et que tu ne pouvais plus en avoir, railla Simon durement. Eh oui, je suis au courant de ton petit problème de stérilité et c’est une des raisons qui m’a incité à jouer cette triste comédie. Réfléchis deux minutes, Joy, tu l’aurais détestée et elle tenait énormément à ton amitié. La jeune femme en resta le souffle coupé. Elle s’assit lentement sur le canapé, le regard dans le vide. Elle qui avait cru rester discrète sur son problème… Oui, elle ne pouvait plus enfanter car lors de sa fausse couche son utérus avait été gravement endommagé. Aurait-elle haï Val parce qu’elle portait l’enfant de Largo ? Oui, de toutes ses forces, comme elle haïssait toutes les femmes enceintes qu’elle croisait à longueur de journée. Son silence fut plus qu’éloquent et Simon s’en voulu de l’avoir blessée. — Je suis désolée… Je sais que vous m’en voulez mais tout ce que nous avons fait, c’était afin d’éviter cette discussion, de vous protéger vous, ainsi que l’enfant. Si nous avions pensé une seule seconde qu’elle disparaîtrait aussi soudainement… Je suis navré, rajouta Simon avant de saisir son sac à dos. Il fallait qu’il parte maintenant. Il ne voulait plus leur faire du mal. Ils étaient sa seule famille depuis des années, une famille qu’il venait de déchirer, qui aurait du mal à se remettre de ses révélations. Il avait besoin de changer d’air, de partir loin, seul, d’oublier si cela était possible. — Simon, l’interpella Largo alors que Kerensky hésitait à le laisser passer. Le Suisse se raidit involontairement. Dieu qu’ils lui manqueraient tous, en particulier Largo avec qui il avait passé tellement de moments, bons comme mauvais. — Tu ne peux pas partir. — Voyons Larg’, tu me détestes pour ce que je t’ai fait et tu me demandes de rester ? — Si tu ne le fais pas pour moi, fais-le pour le bébé. — Non. — Tu vas l’abandonner ? — Je ne l’abandonne pas puisque je ne suis rien pour elle. — Je te rappelle que tu t’es marié avec Valérie sans même nous en informer, cingla Joy. Légalement, tu es son père ! — Et ? Cela change quoi ? — Tu en es responsable ! Je sais que ce mot n’a jamais rien signifié pour toi, s’emporta la jeune femme, mais tu ne peux pas abandonner un nourrisson de cette façon ! Elle vient de perdre sa mère. — Et elle a retrouvé son véritable père. Fin de la discussion. — Qu’est-ce que cela veut dire ? S’enquit Largo. — Tu es son père, tu l’élèveras beaucoup mieux que je ne saurais le faire et vous aviez envie d’un deuxième enfant, où est le problème ? — Tu es stupide ou quoi ! S’écria Joy en colère. — Si cela t’arrange de le penser…, répondit Simon en haussant les épaules. Laisse-moi partir, Georgi. Le Russe l’observa un long moment. Il avait voué le Suisse aux pires tourments de l’enfer pour avoir oser poser ses mains sur Valérie. Il s’était trompé et, même s’il ne s’en voulait pas pour ce sentiment somme toute normal, il hésitait à le laisser sortir de leur vie, sans être certain de le revoir un jour. Il s’était habitué, au fil des années, à la présence de Simon et Largo ne pourrait manquer de souffrir de son absence mais était-il habilité à forcer le destin du Suisse ? Il décida que non et s’écarta lentement de la porte. Simon jeta un dernier regard sur son meilleur ami, qui semblait décontenancé par la nouvelle de sa paternité, sur Joy, qui lui renvoya un regard méprisant, et sur Kerensky. Il songea que pour la première fois depuis des mois, peut-être même des années, le Russe et lui étaient sur la même longueur d’ondes, partageant la même douleur. Il tourna lentement la poignée de la porte, l’ouvrit silencieusement et franchit le seuil de ce qui avait été les années les plus florissantes de sa vie, financièrement et amicalement parlant. La page était tournée mais il lui restait une dernière chose à faire avant de quitter New York. Le certificat de naissance n’avait pas encore été rempli puisque Simon s’était isolé jusqu’à l’enterrement. En son âme et conscience, il ne pouvait pas laisser la fille de Valérie ainsi. Le détour ne lui prit pas plus de dix minutes. Sur la ligne réservée au père, il avait écrit de sa plus belle écriture Largo Winch, après être allé contempler le bébé une dernière fois. a suivre... _________________ Save the cheerleader, save the world...  |
|  | | Valmont Survivant du vol oceanic 815


Nombre de messages: 280 Age: 21 Localisation: Bretagne Date d'inscription: 01/12/2004
 | Sujet: Re: Deux hommes, une femme, trois possibilités - Scilia Ven 13 Jan - 18:03 | |
| simon pas doué, Joy pas très objective, y'en a pas un pour sauver l'autre. Tu m'envois la suite ? et pas la semaine prochaine ! |
|  | | | | Deux hommes, une femme, trois possibilités - Scilia | |
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