Coucou
Passage rapide pour vous livrer une nouvelle fic qui je l'espere vous plaira
Enjoy the ride
*************************************************************
I can’t hold on anymore
Disclaimer : Les personnages de « Without a trace » ne m’appartiennent pas. Je ne tire aucun bénéfice si ce n’est de faire plaisir aux autres fans de la série.
Style : Deathfic
Résumé : La douleur est trop forte et Martin ne voit plus de moyens de s’en sortir.
Auteur : Un commentaire ? Vous pouvez les adresser ici
ladyheather@club-internet.fr Note de l’auteur : Ne tirez pas sur l’auteuse, je ne voulais pas, je vous jure… Mais cette fic est venue toute seule après avoir vu la détresse de Martin dans la saison 4. Si vous ne voulez pas être spolié sur la saison 4 ne lisez pas sinon Enjoy the ride et rappelez-vous…. Je ne voulais absolument pas le faire…Quoi ?? Ben lisez et vous saurez….
****
La pleine lune envoyait ses reflets dorés à travers les vitres d’un appartement sur la 83ème Rue. Malgré les lumières éteintes, son occupant ne dormait pas. Assis sur le canapé du salon dans l’obscurité, Martin Fitzgerald, agent du FBI, au service des personnes disparues, essayait de trouver une raison de vivre un jour de plus. Devant lui, étaient posés son arme de service, un verre à moitié rempli de whisky et un petit tube contenant des pilules. Les yeux dans le vague, il essayait de comprendre comment il avait pu en arriver au point de vouloir utiliser son arme de service autrement que pour la défense des citoyens de New York. Cela faisait deux heures qu’il n’avait pas bougé, ni répondu au téléphone quand celui-ci avait sonné avec insistance. Ces huit derniers mois avaient été un enfer, une dégringolade sans fin dans un abîme sans fond.
Tout avait commencé à aller mal après sa rupture avec Samantha. Il l’avait aimé à la folie. Il l’avait soutenue dans ses moments de doutes, la laissant peu à peu mettre de la distance entre eux jusqu’à ce qu’elle soit telle qu’il ne reste plus rien de leur amour. Après des moments difficiles, leur lien particulier avait repris le dessus même si la magie qu’il y avait entre eux avait totalement disparu.
Deux mois après leur rupture, il s’était retrouvé dans une embuscade. La fusillade qui s’en était suivie, et qui avait failli lui coûter la vie, avait mis un terme à son amitié avec Danny Taylor. Jamais pendant son séjour à l’hôpital, ni pendant sa convalescence, celui-ci n’était venu lui rendre visite. Il avait certes pris des nouvelles par téléphone, trouvant toujours une excellente excuse pour ne pas venir le voir. Depuis qu’il avait repris le travail, six mois auparavant, son collègue l’avait soigneusement évité. Il ne lui parlait que le strict nécessaire, toujours sur les cas en cours et ne le regardait plus jamais dans les yeux. Il semblait mal à l’aise en sa présence ce qui avait amené Martin à penser que, peut-être, il aurait mieux fait de mourir cette nuit-là. Cette blessure lui avait non seulement coûté le respect de ses collègues mais aussi sa place au sein de l’équipe, puisque Jack avait été contraint de recruter un membre supplémentaire. Malone lui avait bien dit que ce n’était pas à cause de sa condition physique mais il avait bien du mal à le croire.
Les choses n’avaient fait qu’empirer par la suite. La douleur morale était devenue physique. A tel point qu’il ne pouvait plus se passer des petites pilules posées sur la table basse. Elles dirigeaient sa vie, la dévoraient littéralement. Il avait bien essayé d’arrêter mais chaque fois la douleur était revenue, plus forte encore, ne lui laissant d’autre choix que de plonger plus profondément dans l’abîme pour la calmer. Il était devenu impatient, irritable, très nerveux. Il était devenu un danger pour lui-même et pour ses collègues. Ce changement d’attitude les laissait perplexes mais aucun ne semblait faire le lien avec sa dépendance aux anti-douleurs, sauf peut-être les deux êtres qui le connaissaient trop bien. Il y avait quelques semaines, il avait même failli tuer un enfant lors d’une intervention. Il avait été effaré par son geste, mais là encore, il n’avait pas admis qu’il avait un problème, même quand Danny avait enfin tenté de lui parler. Quand il était revenu au QG, il avait lu de la réprobation dans le regard de ses collègues. Il n’y avait aucun soutien dans leur attitude juste du silence, un silence qui lui glaçait l’âme et qui le confortait dans l’idée qu’il aurait dû mourir cette nuit-là dans la fusillade.
Aujourd’hui avait été l’un des jours les plus durs. Jack l’avait convoqué dans son bureau pour lui signifier qu’il le mettait en congés forcés jusqu’à ce qu’il retrouve ses esprits. Il s’y était attendu pendant les dernières semaines mais, maintenant qu’il était au pied du mur, il se révoltait. Il ne voulait pas perdre la seule chose qui lui restait dans sa vie : son travail. Il avait tenté de palabrer mais Jack s’était montré inflexible, allant jusqu’à lui ordonner de voir un spécialiste. Martin s’était insurgé à cette idée. Que pouvait savoir un psy de cette douleur qui le consumait entièrement ? Il voulait juste… Il ne savait plus ce qu’il voulait… Si… Il voulait revenir en arrière, aimer de nouveau, tout effacer et retrouver la paix. Mais c’était impossible et Martin le savait. C’était pour cela qu’il était là ce soir… pour en finir avec la douleur qui criait à ses oreilles… c’était si simple, il suffisait de prendre une poignée de pilules pour ne plus la sentir, ne plus la laisser diriger sa vie. Le téléphone se remit à sonner et, pas plus que deux heures auparavant, Martin n’y répondit. Le répondeur se déclencha, et il put entendre la voix de Danny l’appeler et lui demander, avec une inquiétude palpable, de répondre. Il sourit en secouant la tête. C’était assez ironique ! Son ami avait passé les derniers mois à l’éviter soigneusement et maintenant qu’il n’y avait plus rien à faire, il voulait lui parler. Il allongea le bras, prit son verre et avala une gorgée du liquide ambré qui lui brûla la gorge. Du bout des doigts, il caressa son arme de service. Il était pathétique, pensa-t-il, il allait finir comme tous ces vieux flics désabusés de la vie qui en finissent avec celle-ci en mettant le flingue dans la bouche et en pressant la détente. « Mais au moins la douleur cessera », souffla une petite voix intérieure.
****
Dans les bureaux du FBI, Danny raccrocha son téléphone rageusement. Il savait que Martin était chez lui, alors pourquoi ne répondait-il pas ? Il avait vu le regard vide de celui-ci quand il avait quitté le bureau. C’était le regard d’un homme désespéré, prêt à faire une bêtise et Danny avait eu peur. Il avait soudainement réalisé à quel point il avait blessé son ami en laissant la culpabilité et le remord le submerger. Il saisit de nouveau le téléphone et refit le numéro mais encore une fois ce ne fut pas la voix de Martin qui lui répondit mais celle, mécanique, du répondeur. Il eut peur, une peur qui le fit frissonner dans la chaleur de cette nuit d’été. Il fallait qu’il y aille… il fallait qu’il empêche Martin de faire une bêtise.
— Qu’y a-t-il Danny ? Demanda la voix de son supérieur le faisant sursauter.
— Ca ne va pas ? Demanda Viviane qui avait remarqué le trouble de son collègue.
— Je ne sais pas… Enfin si, je sais… Il faut que j’y aille, bredouilla-t-il en attrapant sa veste.
Il partit sans plus d’explications, laissant ses collègues inquiets. Jack et Viviane se regardèrent. Ils pressentaient que quelque chose de grave allait arriver.
— Seigneur, Martin, non ! S’écria une voix qui les fit se retourner.
— Samantha ? Murmura Jack en s’approchant de la jeune femme qui tenait entre ses mains une lettre manuscrite.
Elle se retourna, des larmes coulaient sur son visage. Ses mains tremblaient tellement que le feuillet tomba atterrissant dans un bruissement presque inaudible aux pieds de Jack.
****
Dans le silence de l’appartement de l’agent Fitzgerald, seul le tic tac de l’horloge du salon marquait le temps qui passe. Martin tenait entre ses mains son arme. Il en examinait chaque détail comme si c’était la première fois qu’il la voyait. Le métal du canon était froid dans ses mains. Il la déchargea et examina chacune des balles avec attention. Puis les remit une à une dans le chargeur et l’arma. Il enleva le cran de sûreté. Ca y était l’arme était prête, elle n’attendait que son bon vouloir pour mettre fin à ses souffrances. Cette perspective l’apaisait, il ne s’était pas senti aussi tranquille depuis longtemps. Le poids du revolver dans sa main le rassurait parce que bientôt tout serait terminé.
****
Danny tapa avec frustration sur le volant de sa voiture. Malgré l’heure tardive, la circulation était encore dense. De plus, tous les feux tricolores avaient décidé de tourner au rouge à son approche. A ce rythme là, il n’y arriverait jamais. N’y tenant plus, il enclencha la sirène et mit le gyrophare sur le toit. Il dégagea la voiture de la file et s’engagea dans un crissement de pneu dans une ruelle mal éclairée. « Vite… Vite… » Ne cessait-il de se répéter. Il tourna à droite dans la rue suivante et toute sirène hurlante se dirigea vers la 83ème rue en priant le ciel de ne pas arriver trop tard.
— Tiens bon, Martin, tiens bon.
****
Samantha, Viviane et Jack s’étaient tous trois réunis dans le bureau de ce dernier. Celui-ci tenait dans ses mains la lettre de Martin. Il ne pouvait croire ce qu’il était en train de lire à haute voix.
« Samantha,
Si je t’écris cette lettre, c’est que les choses sont arrivées à un point de non-retour. Je ne peux plus continuer à maintenir cette façade jour après jour. C’est devenu trop douloureux d’être si près de toi, de te sentir me regarder sans me voir, me parler, sans vraiment écouter ce que j’essaye de te faire comprendre. Je ne peux plus continuer de faire semblant, comme si je ne ressentais rien. Etre si proche de toi et ne pas pouvoir te toucher, ou te tenir dans mes bras, ne fait qu’accroître mon besoin de toi. Je ne peux plus continuer ainsi.
Dis à Jack et Viviane, que cela a été un honneur de travailler avec eux. J’ai beaucoup appris à leur contact, sur moi et sur ce métier que j’ai aimé exercer. Dis-leur de ne pas culpabiliser, que ce n’est pas de leur faute si j’ai tout gâché. Je suis désolé de les avoir déçus et d’avoir perdu leur confiance et leur respect.
Prends soin de Danny. Dis-lui qu’il a été le meilleur coéquipier et ami que je n’ai jamais eu malgré son sens de l’humour vaseux. Je suis désolé de ne pas avoir été à la hauteur. Je sais que mon prochain départ va lui faire mal mais je n’ai plus le choix.
Oui, Samantha, je pars… en laissant un peu de mon cœur derrière moi. Retourne avec Jack, je sais que tu n’as jamais pu l’oublier, il est libre maintenant. Sois heureuse, vis ta vie et oublie-moi.
Je t’aime.
Martin »
Des larmes coulaient sur le visage de Samantha. Viviane les retenait avec peine. Il y avait tant de détresse dans ces mots. Et personne n’avait rien vu, aucun d’entre eux n’avait remarqué la souffrance de leur ami.
— On ne peut pas le laisser faire ça, dit Viviane avec force. Jack, il faut que l’on en empêche.
Malone ne bougeait pas, lisant et relisant sans cesse les mots de son jeune collaborateur. Cette détresse, il la connaissait. Elle était identique à celle qu’il avait ressentie à la mort de sa mère, et qui avait un jour failli lui coûter la vie sur une route en ligne droite. Il s’en voulait. Il aurait dû voir sa douleur derrière ce masque bon enfant qu’il affichait sans cesse. Quel genre de supérieur était-il, si l’un de ses subordonnés ne pouvait plus venir lui parler en toute confiance.
— C’est de ma faute, murmura Samantha. Il faut qu’on y aille. Il ne peut pas faire ca !
Les mots de la jeune femme parurent les réveiller. Sans plus attendre, ils descendirent dans le parking et en sortirent dans un crissement de pneus.
_________________

Dingue moi ? Oui et fière de l'être !!!