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 10-108 : Officer down - scilia

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koé
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MessageSujet: Re: 10-108 : Officer down - scilia   Mar 20 Juin - 21:01

Vite vite vite la suite !!!!!!!!!!!!!

J'adore toujours autant !!

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Scilia
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MessageSujet: Re: 10-108 : Officer down - scilia   Jeu 29 Juin - 21:56

Vivian Street
Mercredi 13 mars
3h15


Munch savait qu’il faisait une erreur. Il aurait dû appeler ses collègues dès qu’il avait eu l’adresse de Grey mais sa frustration face à la mort de cet homme l’empêchait de réfléchir correctement. Il voulait sauver Collins, quel que soit le prix à payer et il sentait qu’il perdrait un temps précieux s’il attendait ses collègues. L’immeuble devant lequel il s’était garé était passablement miteux avec ses briques rouges abîmées, son escalier aux marches cassées et sa porte d’entrée qui avait été posée dans le couloir car ses gonds avaient cédés. John descendit de voiture et gagna rapidement l’entrée. D’après Suzy, la carte de crédit récupérée sur Grey, encore une entorse au règlement songea-t-il avec une légère grimace, était domiciliée à cette adresse.

Il grimpa rapidement les marches pour atteindre l’appartement 12B, ignorant le tapis aux couleurs passées qui assourdissait le bruit de ses pas. Hormis les cris d’un bébé quelques étages plus haut, tout était calme. Munch sortit son arme, plus par précaution que par peur du danger, et frappa deux coups brefs à la porte. Comme il s’y attendait, personne ne vint lui ouvrir. Il essaya la poignée et constata qu’elle tournait. Le battant était à peine entrouvert que John réalisa son erreur. Une violente déflagration le projeta contre le mur derrière lui. Les alarmes incendies se déclenchèrent et les habitants de l’immeuble se précipitèrent dans le couloir pour évacuer. Personne ne s’arrêta pour voir comment allait l’homme aux cheveux grisonnants qui était allongé devant l’appartement qui venait d’exploser.

***


Croisement de Baker Lane et Fulton Street
Mercredi 13 mars
3h18


Stabbler et Benson venaient de quitter le magasin d’informatique avec la précieuse information qu’ils étaient venus chercher. Tandis qu’Elliot fonçait vers l’appartement de Grey, Olivia était en ligne avec le capitaine.

— Vous êtes certains de l’adresse ?
— Le ticket correspond avec la bande vidéo, répondit Benson qui n’osa pas demander à son partenaire d’adopter une conduite un peu moins brusque. Il n’a acheté que le transmetteur et l’émetteur ici. Je pense qu’il a acheté des pièces dans plusieurs magasins pour éviter d’être retrouvé.
— Ce gars était futé. Je crois qu’il serait plus sage d’envoyer la brigade de déminage. Nous savons qu’il sait construire des bombes, il aurait très bien pu piéger son appartement pour nous empêcher de trouver des indices conduisant à Collins, déclara Cragen. Une seconde… où m’as-tu dit qu’il habitait ?
— Un vieil immeuble sur Vivian Street, au 1284 exactement.
— Il vient d’y avoir une explosion à cette adresse, annonça le capitaine en lisant le mot qu’un officier venait de lui apporter.
— Le transmetteur aurait été pour lancer la destruction de son appartement ? Suggéra Elliot après que Benson lui ait annoncé la nouvelle.
— Je ne crois pas, reprit Cragen.
— Il aurait pu programmer une bombe. Il devait bien se douter qu’il ne pourrait pas tuer Munch sans problème.
— Quoi ? S’écria le capitaine après avoir eut de nouvelles informations. Comment… ? John est sur place, il est en train de se faire soigner par l’équipe médicale.
— C’est grave ? l’interrogea Olivia.
— Je n’en sais pas plus pour le moment. Donnez-moi des nouvelles dès que possible.

***

Vivian Street
Mercredi 13 mars
3h42


Lorsque Benson et Stabbler arrivèrent devant l’immeuble de Grey, les pompiers venaient de finir d’éteindre le feu. Les habitants étaient regroupés en un demi-cercle mal formé, observant une partie des appartements détruits. Plusieurs ambulances étaient sur les lieux et avaient pris en charge les blessés. Dans l’une d’elles, Elliot et Olivia trouvèrent Munch, assis sur le brancard, un masque à oxygène lui couvrant la bouche et le nez.

— Je sais ce que vous allez dire, fit Munch en le retirant.
— Ça va ? Demanda Olivia en notant une plaie assez importante sur la tempe droite de son collègue.
— J’ai la peau dure, répondit-il en haussant les épaules.
— Il a eu beaucoup de chance, répondit le secouriste qui l’avait soigné. Il n’a que quelques égratignures.
— Comment as-tu eu cette info ? L’interrogea Elliot.
— Disons que j’ai eu toujours eu une bonne intuition, éluda John avant de remercier l’infirmer qui s’était occupé de lui et de se remettre debout, récupérant son manteau parsemés de taches de plâtre et trempé.
— Munch…, soupira Benson.
— Si on allait voir ce qu’on trouve ? Répliqua-t-il en voyant que les pompiers commençaient à remballer leur matériel.
— Tu ferais mieux de rester ici.
— Elliot…, protesta John.
— Je ne plaisante pas. Cragen était furieux en apprenant que tu étais là.

Munch soupira mais emboîta le pas de ses deux collègues qui, après accord du chef des pompiers, furent autorisés à fouiller l’appartement de Grey. Stabbler ne savait pas qui de l’eau ou de l’explosion avaient fait le plus de dégâts sur des preuves éventuelles. Benson passa en revue la chambre, sans rien trouver de particulier. Elliot examina le salon tandis que Munch visitait la cuisine. Alors que ses deux partenaires revenaient bredouilles de leurs recherches, il leur montra un reçu en parfait état.

— Où as-tu trouvé cela ? L’interrogea Stabbler.
— Sous un des tiroirs de la cuisine, il a dû glisser quand il l’a refermé.
— De quoi s’agit-il ? demanda Olivia.
— D’un reçu daté du mois dernier de la société Parker & son, répondit Munch.
— Mon ex-beau-frère a fait appel à eux il y a quelques temps. Ils louent des locaux de stockages sur Emerson.
— On dirait que Grey a fait de même. Ça vaut le coup d’y faire un tour, décida Benson.

***

Unité spéciale des victimes
Mercredi 13 mars
4h08


— Il faut que tu tiennes le coup, répéta Tutuola qui sentait Collins commencer à perdre espoir.
— Facile à dire, répondit Valérie qui avait maintenant de l’eau jusqu’aux épaules. J’ai froid.
— Elliot, Olivia et John sont en train de fouiller le local de stockage que Grey à louer.
— Je sais, tu me l’as déjà dit. Capitaine ?
— Je suis là, répondit aussitôt Cragen qui avait élu domicile dans le bureau avec Tutuola et Brown, de la scientifique.
— J’ai besoin de parler à Fin en privé avant que…
— Valérie, je te promets que l’on va te sortir de là, répliqua le capitaine qui la sentait aussi baisser les bras.
— C’est important.
— Très bien. Brown va arrêter l’enregistrement et nous allons sortir.
— Merci. Je n’ai jamais eu l’occasion de vous le dire mais… vous êtes le meilleur capitaine que je connaisse.
— On en reparlera lorsque nous nous verrons, répondit Cragen visiblement ému avant de sortir en compagnie de Brown.
— Ils sont sortis, annonça Odafin en sentant que ce dont elle allait lui parler n’allait pas lui plaire.
— Oda, je…
— Tout ce que je te demande c’est de ne pas renoncer, Val, l’interrompit-il brusquement. Rien n’est joué et…
— Je voulais revenir sur notre dispute de ce matin… non, hier matin, reprit la jeune femme en réalisant que cela faisait une dizaine d’heures qu’elle était enfermée dans cette maudite caravane.
— Ce n’est pas…
— Si c’est la peine. Ton fils est un homme bien, Oda. Et ta manière d’agir avec lui ces derniers temps…
— Je n’ai jamais prétendu être un bon père, répondit Fin qui savait qu’elle avait raison mais c’était plus fort que lui, il n’arrivait pas à se faire à l’homosexualité de Ken.
— Ce n’est pas un reproche mais il t’a offert la deuxième chance que tu souhaitais et tu es en train de tout gâcher en refusant de rencontrer son compagnon.
— J’ai besoin de temps avant de…
— Oda, si ma situation doit t’apprendre quelque chose, c’est qu’on a moins de temps qu’on peut le croire au premier abord.

Fin soupira sans savoir que répondre. Il fourra la main dans sa poche à la recherche d’un chewing-gum et en ressortit un papier froissé qu’il déplia. Il déchiffra rapidement l’écriture de l’officier du standard qui avait pris le message pour lui. Il se rappela que c’était Huang qui lui avait donné peu avant la tentative d’assassinat sur Munch. Il l’avait mis dans sa poche sans même prendre le temps de lire.

— C’est trop tard, lança-t-il après avoir pris connaissance de son contenu.
— Je ne comprends pas.
— Ken a laissé un message pour moi. Il a du en avoir assez de patienter.
— J’avais complètement oublié, c’était hier soir que nous devions les voir… rappelle-le et explique lui que…
— Non. Cela ne servirait à rien. Combien de fois me suis-je servi de mon travail comme excuse ?
— J’ai une confession à te faire, annonça Valérie après un long silence en maintenant le téléphone le plus loin possible de l’eau.
— Je ne veux pas…
— Laisse-moi finir, s’il te plait. Je t’ai dit que j’avais déjeuné avec mon amie Rafaela la semaine dernière mais je t’ai menti. Je suis allée chez Ken et Billy.
— Tu as fait quoi ? S’emporta Tutuola incrédule.
— Ton fils sait que nous sommes ensemble depuis qu’il m’a vu sortir de ta chambre le matin où il est passé à l’improviste pour t’inviter pour le petit-déjeuner. Nous nous sommes revus au central la semaine suivante et tu voulais que je fasse quoi, que je l’ignore ? Nous avons discuté un peu et il m’a parlé de ton refus de rencontrer Billy.
— Ta mission a donc été de me convaincre de le voir. Je dois dire que tu as été brillante, lança Fin amer.
— Prends-toi en à moi si tu veux mais ton fils tient beaucoup plus à toi que tu ne le penses et il est heureux que tu fasses à nouveau partie de sa vie. Il aimerait juste que tu acceptes…
— Je ne peux pas ! s’écria Fin en tapant du poing sur la table. Pas plus que je ne puisse accepter de te savoir en train de te noyer sans que je ne puisse rien faire ! Je me fiche que tu aies arrangé ce rendez-vous, je veux juste pouvoir te prendre dans mes br…
— Oda, je t’en prie, l’interrompit Valérie d’un ton suppliant, les larmes aux yeux. Je ne veux pas entendre ça… je ne peux pas. rien qu’à l’idée que c’est peut-être la dernière fois que je te parle…
— Tu n’as pas le droit de dire cela.
— Voyons les choses en face. Même dans l’hypothèse où vous arriveriez à me localiser, vous arriveriez trop tard. Je suis condamnée et je l’accepte mais je ne pourrais pas le faire si tu commences à me dire… ce genre de chose.
— Comment peux-tu…
— Avec la même force que lorsque tu as été pris dans une fusillade dans cette épicerie de quartier. Quand j’ai su que tu étais blessé… je crois que c’est à ce moment-là que j’ai véritablement pris conscience de mes sentiments. Je t’aime Odafin Tutuola et…

Seul la tonalité caractéristique de fin d’appel résonna à l’oreille de Fin qui raccrocha avec rage le combiné sur son socle. Elle ne pouvait pas… pas encore. L’eau montait, certes, mais elle avait encore au moins une heure d’après son estimation. Le téléphone avait-il été mouillé malgré ses efforts pour le maintenant hors de l’eau. Il ne savait pas ce qui le rendait le plus fou, son impuissance ou l’impossibilité d’avoir des réponses à ses questions. En désespoir de cause, il se prit la tête entre les mains et se remémora les vieilles prières que lui avait appris sa grand-mère maternelle. Il n’y avait plus que cela à faire : prier.

***

Société Parker & son
190 ouest 134e Street
4h42


Munch descendit à peine la voiture conduite par Elliot arrêtée. Olivia le suivit tandis qu’il rejoignait Casey Novak, l’assistante du procureur en charge des affaires du SVU. La jeune femme sortit de son véhicule et tendit le mandat qu’elle avait obtenu en réveillant le juge Petrovsky. Dès qu’elle avait su que la perquisition du local de Grey pouvait permettre de localiser l’inspecteur Collins, le juge avait oublié qu’elle venait d’être réveillée au beau milieu de la nuit et apposer sa précieuse signature sur le mandat.

— Voila, j’ai fait aussi vite que j’ai pu.
— Merci Casey, répondit John.
— Vous pensez vraiment trouver des indices probants ? Demanda-t-elle tout en emboîtant leur pas pour rejoindre Elliot qui parlementait avec le vigile de nuit.
— Nous l’espérons. Grey a forcement conçu la bombe quelque part et ce n’était pas chez lui, déclara Olivia.
— Ecoutez, vous êtes peut-être des flics mais je dois appeler le patron avant de faire entrer n’importe qui dans…
— Je suis le procureur Casey Novak, voici un mandat nous autorisant à fouiller le local loué par Ryan Grey. Vous aurez tout le temps d’appeler votre patron après nous avoir conduit là-bas.
— Le temps presse, rajouta Olivia, un officier de police est en danger de mort.
— Mais…
— Comme vous voulez, Elliot, embarquez-le pour entrave à la justice, lança Novak d’un ton sec.
— Non… non, ça va, lança aussitôt le vigile avec un regard noir à l’assistante du procureur. Je vous y conduis.

L’homme sortit de sa guérite et ouvrit la porte donnant sur l’entrepôt. Ils empruntèrent un étroit couloir sur quelques mètres avant que le vigile ne s’immobilise devant une porte de couleur crème.

— J’ai pas la clef, annonça-t-il.
— Des outils ? Demanda Elliot.
— Non, je suis pas censé entrer dans le local la nuit.
— Merde ! Jura Munch en donnant un coup de pied dans la porte.
— On dirait qu’elle a bougé, nota Olivia.
— A trois, on y va, fit Elliot qui avait aussi remarqué.

Les deux femmes reculèrent tandis que Stabbler et Munch prenaient un peu d’élan avant de frapper violemment la porte de l’épaule. Ils durent s’y reprendre à trois fois avant que la serrure ne cède. Elliot mit des gants, à l’instar de ses deux collègues, avant d’allumer la lumière. La pièce faisait environ trois mètres sur quatre. Les murs étaient couverts de photographies, anciennes et récentes, de Munch et Collins. Visiblement, Grey savait se servir d’un appareil photo. Sur chaque cliché était indiqué le jour et la date ainsi qu’une note manuscrite du photographe, généralement un commentaire assez cru. Olivia fouilla les boites rangées contre le mur du fond tandis que Munch s’occupait d’une table de travail sur laquelle Grey avait visiblement construit sa bombe.

— Un véritable arsenal de terroriste, commenta John.
— Mais rien qui ne puisse nous aider, constata Elliot avant de s’attarder sur un prospectus froissé accroché au mur à la va-vite. Grey n’habitait pas Greenpoint ?
— Non, pourquoi ? Demanda Benson qui venait de trouver une feuille avec les paroles de Raw raw your boat griffonnées plusieurs fois.
— Il y a une affiche annonçant une fête de quartier de l’association Greenpoint. Ça date de la semaine dernière.
— Greenpoint… je ne sais pas pourquoi mais ce nom me dit quelque chose, fit Munch songeur avant de décrocher son portable. Fin ? J’ai besoin d’un renseignement sur Grey.
— J’ai son dossier sous les yeux, répondit aussi Tutuola, que veux-tu savoir ?
— Est-ce qu’il y est fait mention de Greenpoint ?
— Oui, répondit son équipier avant même d’avoir vérifié. Si j’ai bonne mémoire, il travaillait pour…
— Greenpoint Pyrotechnics ! Ça vient de me revenir, il y était commercial.
— Vous avez trouvé quelque chose d’intéressant ?
— Difficile à dire, répondit Munch qui sentait la frustration et l’impuissance de son partenaire. Comment va-t-elle ?
— J’ai perdu le contact depuis dix minutes. Si je reste ici, je vais devenir dingue, je vous rejoins.
— Tu ferais mieux de rester… au cas où elle rappelle.
— Je ne crois pas que…
— Fin, fais-moi confiance, déclara Munch d’un ton plus confiant qu’il ne l’était réellement.
— J’ai quelque chose, annonça Olivia triomphante. Une facture pour la caravane datée d’il y a quatre jours.
— Une adresse ? L’interrogea Elliot.
— Oui, un garage sur Eckford Street.
— Pourquoi acheter la caravane si loin de chez lui ? Se demanda Munch. Cela n’a aucun sens.
— Sauf s’il l’a immergée près du garage où il l’a acheté, nota Tutuola toujours au téléphone. On tient sûrement quelque chose avec Greenpoint !

A suivre...

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koé
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MessageSujet: Re: 10-108 : Officer down - scilia   Jeu 29 Juin - 22:28

Aaah non !!!!! tu peux pas nous planter là !!!!

Allez une suite si te plééééééééé !!! triste triste
En plus j'adore !! Pour une fois que c'est Fin qui est mis en avant... bravo bravo

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MessageSujet: Re: 10-108 : Officer down - scilia   Jeu 29 Juin - 22:35

ben si je peux lol

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koé
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MessageSujet: Re: 10-108 : Officer down - scilia   Jeu 29 Juin - 23:54

Non non non non tu peux pas !!!! colere colere

Tu te rends pas compte du drame... C'est dur pour mon petit coeur tout fragile...

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MessageSujet: Re: 10-108 : Officer down - scilia   Ven 30 Juin - 0:01

bon aller, c bien parce que c'est toi, je mets la derniere partie mais je veux des commentaires, na !

*************************************************************

Lieu inconnu
Mercredi 13 mars
5h03


Voilà… c’était fini. Elle avait malencontreusement perdu la pièce qui servait de contact sur le téléphone qu’elle avait bricolé. Elle avait perdu son seul lien avec l’extérieur… elle avait perdu Odafin. Il devait être fou d’inquiétude. Il devait même penser qu’elle était déjà morte pourtant elle avait encore la tête hors de l’eau… pour le moment. L’idée qu’il la croit décédée lui redonna une bouffée d’énergie qu’elle utilisa pour plonger à la recherche de la pièce après avoir calé le téléphone au-dessus d’un placard. L’eau était non seulement glacée mais trouble. C’était comme chercher une aiguille dans une botte de foin.

— Non, ça ne peut pas finir comme ça, sanglota-t-elle en refaisant surface.

Elle replongea de nouveau, cherchant le moindre indice lui permettant de retrouver ce petit bout de métal anodin qui lui permettait de ne pas rester seule dans cette affreuse caravane. Si elle n’avait pas pu téléphoner durant ses longues heures de captivité, elle serait devenue folle ! Ils la cherchaient, toute l’équipe faisait son maximum pour la retrouver ! Elle était bien placée pour savoir de quoi ils étaient capables. Elle savait qu’ils allaient arriver. Son instinct le lui soufflait. Elle remonta une nouvelle fois bredouille et décida de plonger une dernière fois. Alors qu’elle allait refaire surface par manque d’air, elle aperçut un éclat brillant sur sa droite. Elle réunit ses dernières forces et attrapa la pièce qu’elle cherchait. Elle se cogna en remontant. L’eau avait encore augmenté. Elle se percha debout sur la banquette, prit le téléphone en essayant de le mouiller le moins possible, posa le rond métallique et demanda, en claquant des dents, à la standardiste des renseignements de lui passer la police.

***

Garage Mendez
Eckford Street
5h26


Ils firent le trajet le plus rapidement possible. Munch, toujours en contact téléphonique avec Tutuola, apprit par ce dernier que le propriétaire du garage habitait juste au-dessus. Il était tard, ou tôt selon la façon de voir les choses, mais une chose était certaine : Hector Mendez n’allait pas continuer à dormir bien longtemps. Elliot avait à peine garé la voiture que Benson et Munch en jaillissant tels des diables de leurs boîtes. John frappa plusieurs fois à la porte métallique du garage sur laquelle était inscrite les heures d’ouvertures tandis qu’Olivia appelait le numéro inscrit en grosses lettres rouge sang. Une voix de femme répondit au moment même où une fenêtre, située légèrement sur leur droite, s’ouvrait.

— Je vais appeler les flics si vous arrêtez pas espèce de petits morveux ! Hurla Mendez en pointant un fusil dans leur direction.
— Police, nous avons besoin de quelques renseignements, répondit Elliot en exhibant sa plaque aussi haut que possible dans la flaque de lumière offerte par un lampadaire municipal.
— Non mais vous avez vu l’heure !
— Nous sommes désolés de vous déranger, expliqua Olivia qui avait expliqué la situation à Mme Mendez par téléphone, mais c’est une question de vie ou de mort.
— Si vous descendiez, proposa Munch, nous pourrions…
— Ouais, ça va… j’arrive, répondit finalement Hector après avoir parlé à son épouse.

Quelques minutes plus tard, un homme de type hispanique vint leur ouvrir la petite porte et les laissa entrer dans son atelier. Plusieurs voitures attendaient sagement d’être réparées, des pneus s’entassaient dans un coin, les outils étaient tous accrochés à leur place près des établis et le pont accueillait une vieille Ford de laquelle tombait, au goutte à goutte, de l’huile dans un bassin posé au sol. Hector soupira tout en passant la main dans ses courts cheveux bruns frisés. Il n’avait même pas pensé à s’habiller, gardant sa tenue de nuit, caleçon et débardeur, pour leur ouvrir.

— Alors, c’est quoi cette histoire ?
— Vous avez vendu une caravane il y a quatre jours à cet homme, déclara Munch en lui montrant une photo de Grey.
— Faites-voir, répondit Hector en prenant le cliché. C’est que j’en vois pas mal des gusses dans le coin… ouais, conclut-il après quelques secondes, je lui ai vendu une vieille Willerby mais je vois pas en quoi ça vous intéresse. La transaction était tout à fait légale.
— L’usage qu’il en a fait l’est moins, expliqua Stabbler. Il a immergé la caravane après y avoir enfermé un inspecteur de police.
— Je vous assure que j’en savais rien ! Lança aussitôt Mendez.
— Comment l’a-t-il emmenée ? L’interrogea Olivia.
— J’ai essayé de lui vendre une voiture mais il en avait déjà une. Une Oldsmobile de 1971 rouge. Je m’en rappelle parce que j’avais la même, c’est dans celle là qu’on a conçu Juan.
— J’imagine que vous n’avez pas relevé le numéro de la plaque d’immatriculation ?
— Non, désolé. Tout ce que je peux vous dire, c’est qu’il était assez pressé de partir.
— Je suppose qu’il a payé en espèce, fit Munch.
— Ouais… je vois vraiment pas comment vous aider.
— Désolé de vous avoir dérangé, conclut Elliot le visage fermé.

Les trois policiers, qui espéraient tant de cet entretien, repartirent en direction de la sortie. Ils n’avaient rien et le temps pressait de plus en plus. Alors que Munch et Stabbler gagnaient la voiture, Benson eut une soudaine intuition et se retourna.

— Y a-t-il une rivière, un fleuve ou autre chose dans ce genre dans le coin ? Lança-t-elle avec espoir.
— Ouais… y a la Newtown Creek à environ cinq kilomètres au Nord, répondit Hector, vous croyez que… ?
— Merci, monsieur Mendez.

***

Unité spéciale des victimes
Mercredi 13 mars
5h33


Brown était sorti du bureau et parlait avec animation au téléphone. Une lueur d’espoir passa dans les yeux jade du CSI qui pénétra aussitôt dans la salle d’interrogatoire où Tutuola faisait les cent pas en attendant des nouvelles de ses collègues. Cragen, qui avait vu sur la salle depuis son bureau, s’inquiétait pour lui. Il ne comptait plus les tasses de café but par son subordonné et sa frustration, sa colère et son impuissance étaient palpables. Voyant Brown parler avec animation, le capitaine les rejoignit rapidement.

— On a quelque chose sur les bandes enregistrées, expliquait l’enquêteur de la police scientifique. Après analyse, les gars du labo ont pu isoler un son qui revient assez régulièrement. Il s’agit d’un pont basculant.
— Elle serait donc immergée près d’un pont ? Reprit Cragen.
— Tout à f…
— Intéressant, sur les cinq cent ponts de New York il ne doit y en avoir qu’une centaine de basculants ! Lança Tutuola cynique.
— Fin, je sais que…

La sonnerie du portable de ce dernier empêcha le capitaine de poursuivre. Il s’entretint rapidement avec Munch qui lui apprit qu’il se dirigeait vers la Newton Creek. Tutuola s’empressa de saisir une carte et chercha la rivière sur le plan. Il la suivit du bout du doigt et s’arrêta sur un nom : Greenpoint Avenue Bridge.

— Je sais où elle est ! S’écria soudain Odafin.
— Tu es sûr de toi ? Demanda Cragen.
— Le garage est situé près de la Newton Creek et le seul pont basculant c’est le Greenpoint Avenue Bridge.
— J’appelle l’équipe des plongeurs, répondit aussitôt le capitaine.
— Je vais rejoindre les autres sur place, déclara Tutuola. Si elle rappelle, transférez l’appel sur mon portable.
— Sans problème, répondit l’enquêteur de la police scientifique en hochant la tête.
— Je viens avec toi, annonça Cragen.

***

Newton Creek
Mercredi 13 mars
5h44


Elle était transie par le froid mais bien décidée à dire adieu à Odafin avant de finir noyée dans cette sordide caravane. Ses doigts étaient crispés sur le combiné du téléphone, attendant qu’on la mette enfin en ligne avec Fin. Pourquoi était-ce si long ? Elle était glacée et n’arrivait pas à empêcher ses dents de claquer. Alors qu’elle se sentit sur le point d’abandonner, la voix grave de Tutuola résonna à son oreille.

— Nous t’avons localisé, déclara-t-il aussitôt à la jeune femme tandis que Cragen conduisait aussi vite que le lui permettait la situation.
— Co-co-comment ?
— Cela serait trop long à expliquer. Il faut que tu tiennes bon, Valérie.
— Fr-fr-froid… j-j-je… do-do-dormir.
— Non, pas encore, insista Odafin en la sentant glisser lentement dans une douce torpeur. Je suis en route, les plongeurs ne vont pas tarder à te sortir de là.
— T-tr-trop t-t-tard…
— Valérie Helen Collins, je t’aime et je refuse que tu meures ainsi, s’écria Fin de plus en plus inquiet. Je t’ai enfin retrouvée et je te promets que rien ni personne ne m’empêchera de te sauver de…
— Qu-que... as-t-tu d-d-dit ?
— Que je te sauverai quoi qu’il en coûte, répéta-t-il bien volontiers.
— N-n-non… a-a-avant…, demanda Valérie qui avait du mal à garder les yeux ouverts.
— Je t’aime, fit-il tout en jetant un regard rapide au capitaine qui semblait ne pas l’écouter.
— M-m-merci… Oda, répondit-elle en sentant une douce chaleur prendre possession d’elle.

Dire qu’il avait fallu cet incident pour qu’il se décide enfin à lui révéler ses sentiments. Oh, elle savait qu’il tenait à elle, il le lui avait prouvé plus d’une fois mais jamais ses trois mots n’avaient franchi ses lèvres. Il n’était pas du genre à exprimer ses sentiments facilement, il était renfermé et attachant à la fois, dur et tendre, froid et doux. L’homme qu’elle connaissait en dehors de leur travail au SVU était plus vivant, plus amusant, plus… elle n’arrivait pas à mettre un mot sur ce qu’il était et ses pensées commençaient à être confuses. Sans même qu’elle s’en aperçoive le téléphone lui glissa des mains. La petite pièce qui lui avait permis de communiquer durant ses heures de captivité retomba lentement sur le sol de la caravane tandis qu’elle se laissait glisser dans l’eau, abandonnant toute résistance au grand dam de Tutuola qui perdit à nouveau le contact.

***

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MessageSujet: Re: 10-108 : Officer down - scilia   Ven 30 Juin - 0:01

Greenpoint Avenue Bridge
Mercredi 13 mars
6h01


Les plongeurs étaient sur les lieux moins de vingt minutes après l’appel de Cragen. Ils s’étaient tenus prêts à cette intervention depuis qu’ils avaient appris l’enlèvement de Collins. Lorsque Cragen et Tutuola arrivèrent sur les lieux, ils effectuaient une deuxième plongée en espérant qu’elle soit couronnée de plus de succès que la précédente. L’équipe médicale préparait son matériel pour le cas où l’on aurait besoin de ses services.

Munch, Stabbler et Benson attendaient sur la berge, serrant les cols de leurs manteaux pour se protéger de l’air frais du petit matin. Le capitaine et l’inspecteur eurent tôt fait de les rejoindre. Il n’y avait rien à dire aussi ne prononcèrent-ils pas un mot. Ils attendirent, les uns près des autres, dans un silence quasi-religieux, uniquement troublé par le clapotis de l’eau et les cris de quelques mouettes affamées. Lorsqu’un plongeur reparut, leurs cœurs se serrèrent plein d’espoir et la joie se lut brièvement dans leurs yeux lorsqu’il leva le pouce en l’air pour signifier qu’ils l’avaient trouvée.

Deux autres plongeurs apparurent, tenant chacun par l’épaule un corps inanimé aux cheveux longs roux, et revinrent vers la berge. Les deux ambulanciers vinrent rapidement les aider à la hisser et l’allongèrent à même le sol. L’un deux, un afro-américain du nom de Malcolm, chercha le pouls de Valérie tandis que l’autre, un hispanique appelé Danny, vérifiait qu’elle respirait par elle-même. Il constata rapidement que ce n’était pas le cas et entreprit de faire un massage cardiaque. Malcolm sortit le défribrilateur, prêt à envoyer une décharge pour faire repartir le cœur de la jeune femme. L’équipe de SVU était sous le choc et Tutuola plus encore que les autres. Il lui avait promis de la sauver mais il était arrivé trop tard. Il vit le corps de Valérie sursauter sous la décharge que venait de lui envoyer l’infirmier. Danny chercha à nouveau son pouls mais secoua lentement la tête. Le deuxième choc ne donna pas plus de résultat, pas plus que le troisième. Alors que Danny cherchait visiblement quelque chose dans sa trousse, Malcolm lui fit un signe négatif de la tête indiquant qu’il était trop tard. Son regard croisa celui du chef des plongeurs avant de s’arrêter sur Cragen. Ce dernier eut à peine le temps d’assimiler la nouvelle que Fin se précipitait sur le corps sans vie de Collins.

— Non… non… ce n’est pas possible, murmura-t-il en se laissant tomber au sol et en la prenant dans ses bras.
— Je suis désolé, répondit Malcolm visiblement ému par la détresse qu’il avait ressentit dans le ton de l’inspecteur.
— Elle ne peut pas…

Sa voix se brisa et, pour la première fois depuis bien longtemps, il sentit des larmes couler sur son visage. Incapable de les arrêter, il serra le corps de Valérie contre le sien en priant pour qu’il se réveille. Elle ne pouvait pas mourir, il le lui avait promis. Olivia fut la première à se reprendre. Elle le rejoignit et ne sut que dire. Jamais, depuis qu’elle le connaissait, elle n’avait lu une telle détresse dans son regard. Elle s’accroupit près de Fin et posa sa main sur son épaule, consciente de lui prodiguer un maigre réconfort.

— Je lui ai promis de la sauver, sanglota-t-il doucement, je lui ai promis.

Stabbler et Cragen observaient la scène comme si elle était irréelle. Munch, quant à lui, s’était écarté quelque peu. Il avait trouvé refuge derrière le camion dès plongeurs et ressentit soudain une violente nausée. Il se laissa tomber sur le sol, incapable de lutter. Son regard était noyé de larmes contenues. Elle était si jeune… pourquoi n’était-ce pas lui que Grey avait enfermé dans cette maudite caravane ? Il avait déjà vécu, il s’était marié quatre fois, avait connu plus d’affaires qu’il ne l’aurait dû, avait enfermé bon nombre de criminels alors qu’elle… Valérie avait tout à découvrir, tout à apprendre de la vie et puis… elle avait Fin. Cette pensée le fit réagir. Son partenaire avait besoin de lui. Il s’appuya contre la camionnette, essuya sa bouche avec son mouchoir avant de retourner sur la berge.

Tutuola était toujours au même endroit, serrant le corps de Valérie contre lui. Olivia lui parlait mais les mots ne l’atteignait pas. Ils semblaient glisser sur lui sans pouvoir traverser la bulle imperméable qu’il avait construit autour de lui. Munch les rejoignit rapidement et fit signe à Benson qu’il s’occupait de lui.

— Fin…
— Je lui avais promis, répéta une nouvelle fois Odafin d’une voix éteinte.
— Fin…
— Je lui avais promis…
— Fin, réveille-toi, insista Munch.

Tutuola sursauta et ouvrit brusquement les yeux. John était penché au-dessus de lui et lui tendait une tasse de café. Il réalisa qu’il était dans la salle d’attente du Mercy Hospital. Il n’avait pas dormi pendant plus de vingt-quatre heures et son corps avait profité de ce moment d’attente pour récupérer quelque peu. Il se frotta les yeux et se redressa avant de prendre le gobelet que tenait toujours Munch.

— Il n’est pas terrible mais faute de mieux…
— Merci.
— Je ne me suis pourtant pas absenté longtemps mais tu as quand même trouvé le moyen de t’endormir, fit Munch en prenant place près de lui.
— Je m’en serais bien passé, murmura-t-il avant de boire une gorgée chaude de café. J’ai fait un cauchemar, nous l’avions trouvé trop tard et… cela semblait si réaliste !
— Elle semblait frigorifiée mais elle va bien.
— Oui, je sais. Les autres sont rentrés se reposer ? L’interrogea Fin qui n’avait pas eu de nouvelles depuis qu’il avait quitté Newton Creek dans l’ambulance.
— Olivia et Elliot sans aucun doute, le capitaine est retourné au Central.
— Il va encore dormir sur le lit de camp dans son bureau, dit Tutuola en souriant à cette idée.
— Possible. Je me demande s’il a toujours ce masque pour cacher le jour.
— Messieurs, les interrompit une jeune infirmière blonde, vous êtes les équipiers de l’inspecteur Collins, n’est-ce pas ?
— Exact, répondit Munch.
— Elle vient d’être installée dans une chambre. Si vous voulez, je vais vous conduire à elle.
— Vas-y, fit John à l’interrogation muette qu’il avait lu dans le regard de son collègue lorsqu’il s’était levé.
— Merci.

L’infirmière le guida à travers un dédale de couloirs aux couleurs passées et aux murs fissurés par endroits. Nul doute que quelques travaux de rénovations auraient été utiles à l’hôpital mais Tutuola y fit à peine attention. Sa fatigue se dissipa dès qu’il l’aperçut à travers la vitre de la porte de la chambre. L’infirmière le salua avant de retourner vaquer à ses occupations. Il en profita pour observer Valérie, immobile, dans ce lit qui avait l’air trop grand pour elle. Son teint était plus que pâle, ses cheveux avaient été noués en tresse, sans doute par l’une des infirmières, ses yeux étaient clos mais ils s’ouvrirent dès qu’elle entendit le bruit de la porte. Rejetant la couverture chauffante dont elle était couverte, la jeune femme se leva alors qu’elle tenait à peine sur ses jambes et se jeta dans ses bras, décrochant la perfusion qu’on lui avait installé peu de temps auparavant.

— J’ai cru… j’ai cru ne plus jamais te revoir, dit-elle dans un soupir.

Odafin fut incapable de répondre. Sa gorge était nouée par l’émotion, les sensations de son rêve étaient encore trop présentes en lui. Il resserra son étreinte. Sentir la chaleur du corps de la jeune femme contre le sien, l’odeur faible mais toujours présente de ce shampooing à la rose qu’elle utilisait, son souffle dans son cou… tout cela lui indiquait que, cette fois, il ne s’agissait pas d’un rêve mais bien de la réalité et, lorsqu’elle releva la tête et que leurs regards se croisèrent, il toucha du bout des doigts sa joue pour s’en convaincre. Une sensation puissante s’empara alors de lui, le besoin de l’embrasser. Peu importait l’endroit, que leur relation fût cachée de tous leurs collègues pour des problèmes d’éthiques. Il avait l’impression qu’il en mourrait s’il ne l’embrassait pas. Aussi leurs lèvres ne tardèrent-elles pas à se rejoindre pour un baiser au départ doux, léger et hésitant qui se transforma rapidement en une explosion de passion.

— Vous êtes complètement inconscient ! S’écria une infirmière potelée qui avait vu la scène en passant devant la chambre. Elle doit se reposer et sa perfusion… mais enfin à quoi diable pensez-vous !
— Je crois qu’ils ne pensent plus qu’à eux, répondit Munch qui venait d’arriver en l’empêchant d’ouvrir la porte. Laissez-leur quelques minutes, ils ont cru se perdre à jamais.
— Qui êtes-vous pour…, commença-t-elle avant de comprendre. C’est la petite qui était enfermée dans une caravane immergée ?
— C’est exact.
— Je leur laisse encore cinq minutes, fit l’infirmière d’un certain âge avec un léger sourire en repensant à sa propre jeunesse.
— Merci, Rose, répondit John qui avait lu son prénom sur son badge. Peut-être puis-je vous offrir un café pour vous remercier, rajouta-t-il quelques secondes plus tard en constatant qu’elle ne portait pas d’alliance.
— Vous essayez de me soudoyer ? Demanda-t-elle amusée.
— Cela serait plutôt mal vu de la part d’un inspecteur de police mais… en quelque sorte, dit Munch avec l’air d’un gamin prit en faute alors qu’il volait un pot de confiture.
— Je termine mon service dans deux heures, répondit Rose avant d’ouvrir la porte de la chambre.

***

Eglise Saint Michael
Vendredi 24 septembre
12h


Il y avait peu de monde dans l’église. Une vingtaine de personnes y était réunie pour une occasion spéciale, un événement que nul n’aurait cru se produire. La plupart faisaient partie de la police de New York mais l’ambiance était plutôt détendue, loin des réunions officielles durant lesquels les uniformes étaient de sortie. Le prêtre s’éclaircit la voix, faisant signe qu’il allait officier. La musique envahit la nef tandis que la mariée remontait lentement le long de l’allée, un bouquet de fleurs fraîches à la main. Elle n’avait pas voulu de la traditionnelle robe qu’elle jugeait trop austère, préférant un tailleur beige brodé assez simple.

Le marié se dandina d’un pied sur l’autre en la voyant arriver jusqu’à lui. Ce mariage était de la folie mais la vie était trop courte pour qu’il s’en soucie. Sa compagne lui sourit quand il lui proposa son bras. Il formait un joli couple d’après nombre de leurs amis réunit derrière eux. Il y avait le capitaine Cragen, l’inspecteur Stabbler était seul alors que Benson était accompagné d’un écrivain qu’elle fréquentait depuis un certain temps. Lennie Briscoe, et son partenaire Eddie Green, étaient aussi présents, de même que l’adjointe du procureur Casey Novak, le psychiatre George Huang et la légiste Melinda Warner.

Il y avait aussi des amis de la mariée mais aussi les deux témoins qui se tenaient de part et d’autres des futurs époux. Odafin eut un léger sourire en entendant le prêtre parler des liens sacrés du mariage et de ce qu’ils impliquaient. Il le savait parfaitement et remerciait le ciel chaque jour d’avoir pu lui donner cette possibilité. Son regard effleura le ventre de Valérie et son sourire s’accentua. Il avait encore du mal à y croire mais la vie lui donnait une deuxième chance et il entendait bien en profiter au maximum. Pour commencer, il avait fait un pas en direction de son fils et avait enfin rencontré son compagnon. Billy était loin d’être désagréable et Fin commençait à l’apprécier. Il avait encore du mal avec l’homosexualité de son fils mais il progressait de jour en jour. Ken poursuivait ses études et, bien qu’il ait été surpris, était ravi à la perspective d’avoir un demi-frère ou une demi-sœur. Il aimait beaucoup Valérie et, à son contact, Ken trouvait que son père ressemblait de plus en plus à celui qu’il aurait aimé avoir étant enfant.

Valérie prit le bouquet que lui tendait la mariée le temps qu’elle échange ses vœux avec son époux. Elle se revit, quelques semaines plus tôt, dans cette église en train de faire la même chose. Son mariage avec Odafin avait mis un terme à sa carrière d’inspecteur mais elle ne s’en plaignait pas. Grâce au capitaine Cragen, elle s’était vue offrir la création d’un poste au sein même du SVU. Ce dernier avait quelque peu forcé la main du chef de la police afin qu’elle se spécialise dans la prise en charge des victimes. Elle suivait donc une formation spécifique à ce poste avec Huang, tout en assistant le capitaine lorsque c’était nécessaire. Un stage était aussi prévu, après son accouchement, dans un centre pour femmes battues et violées. Tutuola appréciait de travailler, même indirectement, avec elle. Il aurait été navré de perdre la complicité qui existait entre eux du fait des enquêtes qu’ils menaient ensemble. D’autant plus qu’il savait les intuitions de sa femme souvent excellentes.

— Mesdames et messieurs, j’ai l’honneur de vous présenter pour la première fois, monsieur et madame John Munch, déclara le prêtre d’une voix chaleureuse qui sortit la jeune femme de ses pensées. Vous pouvez embrasser la mariée, rajouta-t-il avec un sourire de connivence.

John ne se le fit pas dire deux fois et joignit ses lèvres à celle de Rose, cette charmante infirmière qui avait pris soin de Valérie au Mercy Hospital. Les invités applaudirent et félicitèrent chaudement le couple lorsqu’ils s’avancèrent. Tutuola proposa son bras à sa femme et l’aida à descendre les quelques marches qui menaient à l’autel.

— Oda ?
— Ça ne va pas, s’inquiéta-t-il aussitôt.
— Tu vas paniquer chaque fois que je te parle, mon amour ? Je suis enceinte, pas malade.
— Je sais mais… que voulais-tu me demander ? Reprit-il pour éviter de répéter une discussion qu’ils avaient eu de nombreuses fois.
— Tu penses que l’on va battre le record de mariage de John ?
— Je le lui laisse volontiers, une fois suffira amplement, déclara-t-il en la prenant dans ses bras.
— Je t’aime, murmura Valérie avant d’embrasser son mari.


Fin

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koé
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MessageSujet: Re: 10-108 : Officer down - scilia   Ven 30 Juin - 10:06

bravo bravo bravo bravo bravo bravo bravo

Merciiiiiiiiiiiiiiiiiiiii !!!!!
Ah là je suis contente !!! Elle est vraiment géniale la fin... C'est tout chounounou... J'adore vraiment !

A quand la prochaine ????? Laughing Laughing

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L'air du paradis est celui qui souffle entre les oreilles d'un cheval (ou mieux d'un poney !)...
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10-108 : Officer down - scilia

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