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| | | Pop-corn et sucettes (slash) - La Halfeline | |
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Scilia Propriétaire exclusive de Viggo


Nombre de messages: 1253 Age: 34 Localisation: Dans les bras de Sheldon et Warrick pour... ;) Date d'inscription: 10/09/2004
 | Sujet: Pop-corn et sucettes (slash) - La Halfeline Lun 26 Déc - 21:20 | |
| Pop-corn et sucettes NC 17/Lemon Billy et Dominic venaient de passer la journée à travailler le scénario de leur projet de film. Cloîtrés dans le désordre connivent de l’appartement du jeune Anglais, ils ne s’étaient octroyés une pause que pour sortir une petite heure au soleil rayonnant de mai et déguster une glace. C’était la dernière journée qu’ils avaient pour avancer car le lendemain Billy devait rentrer à Glasgow et ils allaient être séparés un petit moment par leurs affaires personnelles. A présent, l’horloge de l’ordinateur indiquait 22h07. Les canettes de bières vides encombraient le plan de travail, ainsi que les emballages de sucettes de Dom qui crissaient quand on les touchait. Ils n’avaient toujours pas mangé, trop absorbés par leurs activités. La tête de Billy reposait sur ses bras repliés et ses yeux de jade se faisaient petits à la lumière crue de l’écran. Il en a assez pour aujourd’hui… Monaghan songea que c’était d’ailleurs également son cas ; de plus, ils avaient abattu une quantité plus qu’honorable de travail de travail ce jour-là. Aussi décida-t-il de clore l’affaire pour ce dernier soir. En voyant l’ordinateur s’éteindre, son coéquipier lui lança un regard reconnaissant et complice. - Tu as faim ? demanda le maître des lieux. - Un peu… Qu’est-ce que tu me proposes ? - Du pop-corn, ça te dit ? - Ah oui, pourquoi pas ? - Alors nous allons nous faire un énorme saladier de pop-corn bien chaud… Tu le veux sucré ou salé ? - Comme tu veux, bâilla Bill. - Si je te demande ! - Eh bien, pour ma part je le préfère salé… Tandis que Dominic allait préparer le maïs grillé, Billy alluma la télé. Il fit défiler les chaînes, incapable de trouver une émission à la hauteur après avoir passé la journée sur leur scénario grandiose. Il finit par éteindre et se leva. Mais lorsqu’il se présenta dans l’encadrement de la porte de la cuisine pour informer Dom qu’il n’y avait rien de potable à la télévision, il trouva celui-ci appuyé sur le plan de travail, la tête contre une porte de placard, les yeux clos. - Ca ne va pas ? s’enquit immédiatement Billy, très inquiet. Dom sursauta et se redressa précipitamment. - Oh, non ! C’est rien, juste la fatigue… peut-être un peu d’hypoglycémie… - Dom ? Tu as passé la journée des sucettes dans la bouche. Dominic ne répondit pas. Soudain, l’arrivée à terme des maïs vint à son secours. - Je crois que c’est prêt. Dit-il en sortant un gigantesque saladier translucide. Billy l’observa d’un œil perplexe. Cela ne ressemblait pas à Dom d’avoir des coups de barre à 10 heures du soir… Enfin, le jeune homme prit le grand récipient, eut un sourire pour Bill, et alla s’installer sur le sofa du salon. - Il n’y a rien à regarder à la télé…indiqua son meilleur ami. - Eh bien tant pis, nous ne mettrons pas la télé… répondit simplement Dominic. - On fait quoi alors ? Un concours de celui-qui-boit-le-plus-de-bière ? Une partie d’échec ? Un strip-poker ? Dom éclata de rire. - Ah oui, la dernière était une bonne idée ! - Sérieusement… soupira Billy. - Pourquoi ? Ca n’était pas sérieux ? interrogea son camarade tout en grignotant un morceau de pop-corn avec un sourire rayonnant d’une innocence peu crédible. - Je te battrais trop vite, ça me ferait de la peine… Pour toute réponse, Dominic lui envoya une canette de bière. Billy l’attrapa au vol et l’ouvrit, puis il alla s’asseoir sur le canapé. - Tu repars à quelle heure, demain ? - Le train est à 11h38. répondit Bill avant d’avaler une rasade. Dom resta silencieux quelques instants. Puis il se tourna vers son compagnon et tenta. - T’es vraiment obligé d’y aller demain ? - Tu sais bien que oui… Ma grand-mère va fêter son anniversaire, j’ai besoin de m’occuper des préparatifs, rappela l’Ecossais en reposant sa canette sur la table basse. Devant le silence et l’air déconfit de Dom, Billy s’exclama d’une voix tonitruante et sirupeuse: - Oooooh, il est tristounet, le Dommie ? Son Billy va lui manquer ? Il veut un câlin ? Le jeune Monaghan lui jeta un regard venimeux, retenant le film de larmes qui commençait à embuer ses yeux véronaise. Puis, pour prendre Billy au dépourvu, il se lova dans l’embrassement ouvert en répliquant d’une petite voix boudeuse : - Oui. Le petit Boyd fut très étonné de l’émotion qu’il avait lue dans les prunelles de Dom à l’instant même. Pourquoi faisait-il un tel cas de sa moquerie et de son départ ? Depuis le temps qu’ils se voyaient ainsi en coups de vent… Il revint à la réalité lorsque la tête de Dominic se posa sur sa poitrine, suivie d’un bras qui l’enlaça mollement. Il entoura alors à son tour la taille de son ami. - Je t’aime, Billy. La voix n’était aucunement gênée, aucunement hésitante. Il semblait peser ses mots, comme s’il tenait à le rappeler à une évidence. Naturellement, l’Ecossais posa ses lèvres sur son front. Il se demandait ce que son complice d’ordinaire si désinvolte et plaisantin pouvait bien avoir pour se comporter comme cela. Il resta de longues secondes ainsi, avant de les retirer dans un tout petit bruissement. Cela avait été la réponse de Dominic, la première fois qu’il lui avait sorti cela pendant le commentaire des Deux Tours, prenant l’amusement de la galerie comme prétexte. - Moi aussi, je t’aime, Dom. Je te l’ai déjà dit une fois, je le pense toujours. Affirma-t-il. Il sentit Dominic l’étreindre fortement. Il ramena alors sa main droite sur son épaule, l’entourant ainsi pleinement dans un petit cocon protecteur. Il n’y avait pas de gêne avec Dom. Ils étaient deux moitiés opposées pour qui l’emboîtement tant moral que physique était une chose naturelle. Cependant, jamais Dominic n’avait fait montre d’une affection si… profonde, si… demandante. D’habitude, il s’agissait plus d’un jeu pour eux. Sa main descendit sur son bras nu et y créa de lentes caresses. Sa bouche reprit le chemin de son front qu’elle parcourut en légèreté, avant s’aventurer dans les broussailles de ses cheveux blonds cendrés pour y semer ce qui était encore trop minuscule pour être appelés des baisers. Si doux cela frémissait à l’intérieur de Dominic… Un hoquet lui échappa et il se pressa plus contre le torse de son ami, désirant se fondre et disparaître dans ce cœur qui pulsait à un rythme tranquille et régulier. Billy baissa les yeux. Mais qu’est-ce que tu as, Dominic ? Sa main remonta le long de son bras pour aller toucher la joue. Il sentit alors des larmes rouler sur l’éternelle petite barbe rugueuse. - Dommie, qu’est-ce qu’il y a ? s’enquit-il d’un ton ferme. Comme aucune réponse ne venait, Billy le força à relever la tête. Le visage de Dom était rouge, ses joues et sa bouche ruisselantes. - Qu’est-ce qui se passe ? Le regard de Billy était encore plus paniqué que sa voix. Les pleurs de Dom s’étranglèrent dans sa gorge. Il se pencha sur son épaule et continua à verser ses sanglots par vagues, trempant la chemise gris sombre de son ami. Enfin, quand sa respiration se fut calmée, Billy fouilla dans la poche de son jean et en sortit son paquet de mouchoirs imprimés de dollars. Il en tendit un à Dominic. - Tiens, mouche tes moineaux. Dom eut un pauvre sourire avant de prendre le faux billet. Une fois mouché et séché, l’Anglais avait déjà meilleure mine. - Maintenant, tu vas m’expliquer ce qui te met dans cet état. Dom soutint le regard. Puis ses yeux se détachèrent des émeraudes qui le considérait de manière inquisitrice. Il parut tracer alors visuellement tous les traits du visage de Billy. Son nez pointu, la petite fossette qu’il adorait entre celui-ci et ses lèvres et qui ressemblait à celle d’un nouveau-né, sa bouche, très fine et au dessin incurvé si particulier, ses joues envahies ce jour-là d’une petite barbe comme la sienne qui lui donnait l’air un peu moins soigné que d’habitude, et son front immense. Billy observait, intrigué, son attitude. C’est alors que Dom esquissa un sourire narquois qui lui allait beaucoup mieux que ses sanglots d’avant. - Tu as vraiment un front gigantesque, Boyd. L’Ecossais eut du mal à empêcher une expression particulièrement pantoise d’apparaître sur son visage. Dominic se mit alors à rire. Manifestement, il n’avait pas envie de parler de ses tracas… Bill hésita sur la conduite à tenir. Il finit par conclure qu’il préférait amplement voir un Dom moqueur et taquin comme avant plutôt que de le forcer à s’enfoncer à nouveau dans un sujet qui semblait lui faire aussi mal. Cependant, il nota pour lui-même de ne pas s’en aller avant d’en avoir appris un peu plus, à froid. - Quoi, mon front ? Qu’est-ce qu’il a mon front ? Il te plait pas ? lança-t-il. - Si ! Il est vaste mais comme ça ça fait plus de place pour l’embrasser ! répliqua Dominic avant de planter un bisou sonore sur le sujet du débat. - Attends un peu, Dumbo ! Question surface celle de tes oreilles ne te permettent pas de faire des commentaires ! Billy essaya de saisir l’un des imposants pavillons de son meilleur ami mais celui-ci esquiva en roulant sur le côté du sofa. L’Ecossais lui bondit dessus et chercha à nouveau les lobes qui avaient servis de modèles à ceux de Gollum. Dom se défendit vaillamment mais son opposant réussit finalement à saisir l’une de ses oreilles et à l’agiter légèrement en signe de victoire. A présent que l’incident dramatique était passé, ils redevenaient aussi folâtres et joueurs qu’ils l’avaient toujours été. Dominic écarta la main taquine de son lobe et demanda à Billy. - Je peux avoir une sucette, s’il te plait ? Billy, à moitié affalé sur Dom, se retourna pour prendre l’une des confiseries qui s’étalait sur la table et fit mine de la donner à son vis-à-vis. Mais, au dernier moment, il retira sa main et dit : - Seulement si tu retires ce que tu as dit à propos de mon grand front. Dom essaya de s’emparer de la friandise par surprise, sans succès. - D’accord, je retire ! C’est inhumain de retirer sa sucette à un jeune homme innocent, tu devrais le savoir, bébé Billy. L’intéressé rétorqua : - Oui mais là tu ne l’avais pas encore… Cependant, il abandonna la sucette à son ami qui défit le papier coloré avant d’enfourner la petite sphère sucrée dans sa bouche. Billy esquissa un geste pour réintégrer la place d’à-côté mais Dom le retint en déclarant : - Non, reste là. - Pourquoi ? - J’ai envie de te sentir là, ce soir, dit Dom en désignant sa poitrine. - En quel honneur ? interrogea Bill avec ce qui semblait être un soupçon de méfiance. - Faut-il un prétexte ? - C’est moi qui ai posé une question… - Parce que j’ai besoin de ta présence auprès de moi… parce que je veux tes câlins, tes baisers… et que tu ne m’en fais pas assez ! répondit l’Anglais avec un sourire dégagé. - Mon pauvre Dom, je crois que tu as bu trop de bière aujourd’hui… Tout à ce reproche, l’esprit de Billy était lui-même déjà légèrement embrumé par la quantité d’alcool qu’il avait consommé dans la journée. Monaghan fronça les sourcils. - Non ! C’est sérieux, Billy, j’ai vraiment besoin que tu sois là ! Sois gentil… L’Ecossais considéra son ami allongé sous lui. Ses cheveux étaient toujours dans un désordre étudié, ses yeux légèrement rougis par les pleurs exprimaient une sincérité qu’aucun acteur n’aurait pu copier volontairement. Le regard du jeune Boyd se perdit sur la bouche qui suçotait avec indolence l’extrémité du petit bâton de plastique blanc. Il eut la surprise de constater que cette vision avait réussi à jeter pendant un instant un frisson d’excitation sur son corps. Mais à quoi Dom jouait-il ? Il gardait ce genre de provocation stupide pour ses fans qui réagissaient à la moindre de ses taquineries, d’habitude ! Mais pourquoi lui faisait-il ce genre de coup ? Ou alors voyait-il des choses là où il n’y en avait pas ? Irrité de se faire mettre en boîte aussi facilement, Billy eut un regard excédé. Il retira l’agaçante sucette rose de la bouche de Dominic. La boule luisante fit un petit bruit humide quand elle franchit les lèvres de Dom et Billy dit : - Et si je t’embrassais là, maintenant, qu’est-ce que tu dirais ? - Je suppose que je ne pourrais pas dire grand-chose… répliqua Dom avec un sourire moqueur. Billy le scruta, franchement perplexe. Il n’y avait plus de caméra, plus d’appareil photo, malgré tout Dominic poussait une nouvelle fois le bouchon de la provocation à l’extrême limite… Voulait-il encore lui faire l’une de ses blagues idiotes ? Bill s’apprêtait une nouvelle fois à quitter cette position inconfortable (moralement) quand un bras lui ceignit les reins. Son regard se porta à nouveau sur Dom avec une expression perdue. Ceux du jeune Anglais, toujours d’un bleu lagune intense, contenaient une trace d’espièglerie mais pas de malice à proprement parlé. Billy posa doucement son visage sur le sien, fermant les yeux pour ne plus voir ce qui se passait autour de lui. Il sentit la poitrine de Dom lâcher un soupir silencieux. Son nez en pointe était appuyé contre le sien, leurs deux joues mal rasées se piquaient, mais ils auraient pu malgré cela rester ainsi indéfiniment. Ce qui était étrange dans leur relation, c’est qu’ils s’aimaient de la même façon qu’ils aimaient leurs propres personnes, puisque après tout ils n’étaient complets qu’ensemble. Bill déposa un premier petit baiser au coin de son nez. Il fut suivi quelques instants après par plusieurs autres qui plurent sur ses joues, ses paupières. Billy était rempli d’un étrange besoin de donner, de ne prodiguer que du bien à ce double qui semblait tourmenté ce soir-là. Il grimpa le long de l’arrête du nez. Lorsqu’il tendit le cou pour atteindre le front, il sursauta, sentant que d’autres lèvres s’étaient posées contre sa gorge. Il frissonna. Il s’appliqua à recouvrir le front de baisers. Dominic fit de même sur son gosier dévoilé. L’interprète de Pippin parcourut les arcades sourcilières avant de descendre à nouveau sur les paupières closes. Il décida alors de se venger des plaisanteries de son coéquipier. Il s’achemina très progressivement jusqu’au léger pli de chair au coin de la narine et de la bouche et s’y attarda longuement. Ses baisers étaient si léger qu’ils finissaient par être à peine distinguables. Il pinçait à peine la peau entre ses lèvres fines.
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 | Sujet: Re: Pop-corn et sucettes (slash) - La Halfeline Lun 26 Déc - 21:20 | |
| Dom releva soudain le menton, provoquant la rencontre farouche de leurs lèvres. Billy, le cœur battant de surprise, retira précipitamment les siennes et reposa à nouveau sa joue sur le visage de son ami. Celui-ci baissa à nouveau la tête, persuadé d’avoir fait une bêtise. Peut-être était-ce le besoin de sommeil ou l’alcool, mais Billy de son côté voulait lui aussi l’affection de Dominic, quelles qu’en fût les conséquences. Il se remit à embrasser la peau tantôt lisse ou rugueuse, et lorsqu’il arriva à proximité des lèvres qu’il avait boudé, il y déposa ses légers baisers comme pour le reste. Monaghan tenta de répondre très prudemment à ce présent, mais une fois de plus Billy se déroba. Ses yeux émeraudes apparurent alors à la vision de Dom lorsqu’il rouvrit les siens. - Tu sais que c’est très mal, ce qu’on fait là ? La voix était d’une espièglerie hésitante. Cela encouragea Dominic qui haussa les sourcils en rétorquant : - Mal ? Et pourquoi ? Et puis d’abord, qu’est-ce qu’on fait au juste ? Les yeux verts, reprenant leur sérieux habituel, le contemplèrent longuement, très longuement avant de se clore et que des lèvres viennent à nouveau frôler les siennes d’un tout petit baiser. Dom y répondit à nouveau, précautionneusement. Petit à petit, tous deux se firent un peu plus hardis. Les baisers se firent plus décidés, permettant à la tendresse de s’exprimer plus pleinement. Leurs respirations s’accéléraient. La langue de Dom finit par faire une apparition dans cet échange de plus en plus insensé. Alors, Billy jeta derrière lui l’innocente sucette sans se soucier de son lieu d’atterrissage et, posant la main sur la tempe de Dom, ouvrit réellement ses lèvres pour l’inviter à un baiser beaucoup plus audacieux. Le bras gauche de Monaghan rejoignit l’autre autour de son compagnon, glissant de quelques centimètres sur son dos. Ils goûtaient enfin au fruit qu’ils avaient nombre de fois contourné, frôlé, feint de prendre, sans jamais le cueillir. Tout cela en rendait la saveur plus délectable encore. La main de Billy se perdait dans les mèches blond cendré, celles de Dom caressaient son dos et ses reins. Enfin, ils se séparèrent sans se regarder. Leurs yeux esquissèrent un mouvement en même temps et ils lurent la honte et la crainte au fond d’eux. Fini de jouer. Quelle attitude adopter ? Chacun avait tellement peur de la réaction de l’autre. Qu’arriverait-il si Dominic lançait l’un de ses sourires jubilants habituels de farce réussie ? Si Billy cherchait une nouvelle fois à s’échapper et partait de l’appartement, à jamais ? Ils restèrent un moment ainsi, immobiles, ou tremblant à peine, sur leur sofa. Ils réalisèrent alors que leurs yeux s’embuaient et que leurs lèvres se courbaient vers le bas sans qu’il y pussent rien. Ils sourirent en même temps de leur état, et laissèrent même échapper un éclat de rire étranglé. Enfin, ils joignirent à nouveau leurs visages et s’étreignirent, se berçant l’un l’autre, les yeux clos, les larmes incoercibles et les sourires heureux. Dom planta un petit baiser sur le menton de Billy qui répondit aussitôt par le même sur l’aile de son nez avant de dire : - Allez, on arrête de pleurer ? - Oui… souffla Dom en réponse. Billy se redressa et osa le regarder en face. Cette moitié bienfaitrice le semblait plus que jamais à cet instant, mais fiévreuse également. Il lui adressa un sourire apaisant. Ils étaient aussi bouleversés l’un que l’autre. Le solide édifice qu’ils avaient construit en commun pendant tout ce temps, pierre par pierre, y coulant régulièrement le ciment indestructible de l’amitié et de l’amour au sens viscéral du terme, tout cela se trouvait en l’espace de quelques minutes en équilibre instable. - Qu’est-ce qu’on est en train de faire, Dom ? demanda Billy en gardant une voix blanche. - J’en sais rien… Franchement, j’en sais rien. Dominic était sincère. Pour une fois dans sa vie d’acteur-provocateur, il ne trichait pas avec ses émotions. Il n’y avait qu’une seule chose dont ils étaient certains tous les deux, c’était qu’ils n’avaient jamais éprouvé pareille félicité du corps et de l’esprit qu’en l’instant qu’ils venaient de vivre. Ils se reprirent maladroitement pour un baiser tendre. La main gauche de Dom ne put s’empêcher de frôler lentement la hanche de Billy, et la courbe accueillante de ce qui la prolongeait. Lorsque leurs lèvres se quittèrent, celles de Dominic vinrent se loger à nouveau dans le cou de son ami. Un nouveau frisson passa à l’intérieur de l’échine de Bill tandis qu’il s’offrait inconsciemment à la sensation terrible de cette bouche à peine barbue sur sa gorge nue et soyeuse. La main baguée le caressait toujours très précautionneusement à travers l’épais tissu de son jean. Billy se sentit un peu honteux de se contenter de recevoir ce que son double lui offrait sans le compenser. Sa main droite, qui reposait sur l’épaule, glissa jusqu’au bord, accrochant au passage la bretelle du tee-shirt de Dom qui s’écarta un peu, et poursuivit son chemin sur le haut du bras. Mais il n’eut le temps d’en faire plus qu’il se rendit compte qu’ils glissaient tous deux sur le côté du sofa, pour finalement s’y retrouver à demi-allongés. Dominic revint l’embrasser. Il se perdit à nouveau dans l’antre chaude et sucrée comme de la barbe à papa, parcourant les côtés de son torse. La respiration du jeune homme aux cheveux blonds était un peu plus profonde que la normale. Quand il changea de position pour venir placer ses hanches au-dessus des siennes, Billy sentit une impression très spéciale, bouillante, agiter le fond de son ventre. Il eut un haut-le-corps. Il entendit Dom émettre un léger son, entre le grognement et le geignement. Celui-ci le scruta à nouveau au fond des yeux. L’Ecossais soutint le regard de ses iris d’un vert grave et franc. Dominic ferma alors ses paupières et se posa à son tour sur le visage attentif de Billy. Il le parcourut alors de la même façon que lui auparavant. Cependant, Dom avait sa manière propre d’inonder d’amour le minois de celui qui représentait ce qu’il était autant que lui-même. Ses baisers étaient beaucoup plus lents, mais un peu moins réservés. Sa langue indomptable faisait par moment une survenue furtive avant de regagner son gîte humide. Quand il alla explorer derrière son oreille, un petit soupir sonore franchit les lèvres de Billy. Il caressa la peau fraîche des deux bras repliés de chaque côté de sa tête, sentant sous ses paumes le relief ciselé des muscles tendus. Il descendit le long du dos tel un enfant sur le toboggan du bien-être et de l’aventure. Il trouva ensuite le bord du tee-shirt et se faufila dessous. Quand sa main toucha son dos nu, Dominic laissa échapper ce qui semblait un ronronnement, et se laissa aller entièrement tout contre Billy. Celui-ci chercha son cou sous la mâchoire ombrée de barbe. Dom voulut rouler un peu sur le côté pour lui faciliter la tâche, mais il ne fut pas assez prudent et perdit l’équilibre. Il s’agrippa à son acolyte, mais le mal était déjà fait : ils tombèrent tous les deux à-bas du sofa, heurtant au passage la fragile table basse. - Ca va ? demanda immédiatement Dominic. - Attention ! Billy retint in extremis l’immense saladier qui était en train de choir sur le bord de la table de la main, mais ne put malheureusement pas empêcher les trois quarts du contenu de se déverser sur eux en une averse de flocons crissant. Recouverts de cette neige inopinée, ils se considérèrent quelques instants en silence, puis éclatèrent de rire. Ils se redressèrent tant bien que mal et s’époussetèrent. - Ah, j’en ai dans le cou ! pesta Dom. Bill eut un léger rire. Les grains s’étaient insinués un peu partout dans les interstices de leurs vêtements. Billy se leva le premier. Son compagnon suivit. Toujours souriant, l’Anglais esquissa un mouvement pour l’embrasser à nouveau, mais fut alors très désappointé de constater que son ami avait baissé la tête à ce geste. Dominic stoppa quelques secondes, tout près de son visage, puis reprit immédiatement ses distances, honteux. Le silence qui suivit fut l’un des moments les plus lourds de leurs vies. Ils piétinèrent quelques instants, face à face, rouges de honte, sans se regarder. - Je… Je vais prendre une douche, lança alors l’interprète de Merry en fuyant hors de la pièce. Il courut jusqu’à la salle de bain et claqua la porte derrière lui dans son emportement. Adossé à cette dernière, il put enfin reprendre sa respiration. Que venait-il de se passer ? Qu’avait-il encore fait ? Il quitta ses vêtements avec un empressement rageur et pénétra dans la douche dont il claqua également le battant. Puis il régla le thermostat sur une chaleur brûlante et fit jaillir l’eau sur son corps nu afin qu’elle le lave de sa honte et de sa stupidité. Billy s’était effondré sur le sofa. Il avait cru meilleur de profiter de l’incident pour stopper cette… folie. Mais il se demandait à présent s’il n’aurait pas mieux fait de ravaler sa pudeur et son rationalisme maladifs. Une partie de lui-même le louait de sa présence d’esprit et de son sens des responsabilités, mais l’autre le flagellait de milles pensées assassines. Le claquement de porte sembla pourfendre le cœur de l’ancien Pippin. Celui-ci s’en voulait de plus en plus d’être si différent de son personnage, de ne jamais se laisser aller à la griserie d’un acte dangereux mais excitant. Bon sang, mais même à trente berges il devait déjà être vieux ? Et puis, à la réflexion, loin d’être incongru, ce moment avait été ressenti comme… comme quoi ? Billy se leva. Dominic laissait les gouttes lui brûler le visage. Son existence devait-elle être une telle misère ? Briser aujourd’hui sa seule véritable affection en mille morceaux… quelle bonne idée ! Et d’une manière aussi… malsaine pour Billy. Et il en avait assez de ne toujours penser qu’à lui, et jamais aux autres ! Il griffa ses bras serrés contre son ventre, ses mains pleines d’anneaux divers. Répugnant ! Répugnante, misérable être qui méritait tout, sauf de vivre. Pourquoi lui ? Mais pourquoi lui ? Bill était face à la porte, si près que son nez la touchait presque. Il avait été… vraiment con. Il pouvait bien se donner des excuses de responsabilité et de maturité, ce n’était que balivernes. Il ne s’agissait ni plus ni moins que de panique, de lâcheté. Il aimait Dominic, c’était au moins un point sur lequel il avait su se montrer honnête. Il avait vibré sous ses baisers comme jamais cela ne lui était arrivé. Il s’était senti pour la première fois accompli, ou du moins très proche de l’accomplissement de sa personne. Ses mains se posèrent sur la porte. Son corps ne chercherait plus que Dominic, à présent. Plus jamais il ne pourrait se compromettre entre les bras de quelqu’un d’autre après avoir éprouvé ses sensations. De même, son esprit n’était qu’un lambeaux d’étendard oublié en l’absence de Dom ; il s’en était déjà rendu compte auparavant, sans avoir accepté de s’y arrêter. Mais après l’affront qu’il lui avait fait, après cette bouderie blessante, qui sait si Dom serait encore disposé à cette complémentarité sans laquelle il ne VIVAIT pas au sens réel du terme. Il avait besoin de le savoir… il avait besoin de Dominic… tout de suite. Billy ouvrit silencieusement la porte, satisfait de voir que Dom avait été trop perturbé pour la fermer à clé. Il pénétra dans la pièce qui commençait déjà à s’embuer. Il quitta rapidement ses chaussures et ses chaussettes, puis ouvrit la porte de la douche. Il découvrit derrière la forme immobile de Dom, dont les cheveux trempés retombaient en mèches collées sur son front et dans ses yeux bleus qui se tintèrent de surprise et de panique à sa vue. Ce n’était plus Dom, ou tout du moins plus le Dom qu’il avait connu, la mine toujours prête à toutes les grimaces qui provoquait tout le monde d’un simple regard, la tête ébouriffée qui semblait toujours croquer la vie à dents pleines en la prenant comme un vaste jeu. C’était un autre Dominic. Le jeune Anglais avait peine à réaliser ce qui était en train de se produire. Tous ses réflexes et ses pensées lui hurlaient de décamper, de repousser son ex-moitié afin de lui apprendre le respect de certaines limites personnelles. Mais il ne bougea pas. Il était comme cloué au sol glissant de la douche. Et lorsque Billy s’avança vers lui, et lorsqu’il enlaça son corps puni, Dominic ne fit pas un geste. Il se contenta de laisser tomber sa tête sur le tissu de la chemise qui recouvrait l’épaule de son ami. Ce dernier resserra ses bras autour de lui, le pressant contre son propre corps. Sa main alla caresser avec une douceur calmante les courts cheveux de Dom. Au bout de quelques instants, il sentit la chaleur de Dominic à travers le tissu de sa chemise qui se trempait peu à peu au contact de la peau de son ami. Il s’écarta et baissa le thermostat à une température plus douce. Il se serra à nouveau contre Dom et passa une main légère et tendre sur ses bras, effaçant les griffures superficielles. Dominic ne savait plus où il en était. Il se contentait de laisser faire Billy qui avait la surprenante faculté d’apaiser tout son corps avec de simples caresses très douces. Enfin, il le reprit contre lui et Dom répondit fortement à l’étreinte. - Tu restes avec moi ? Demanda la voix troublée de l’Ecossais. Monaghan hésita un instant sur la réponse, puis lâcha finalement : - Oui. Ils se séparèrent un petit peu afin de se voir une fois de plus. Dominic surtout en avait besoin. Ses yeux pénétrants détaillèrent une nouvelle fois le visage de Billy sur lequel pleuvaient les gouttelettes. Ils ne surent pas qui en avait été responsable, mais leurs bouches furent bientôt à nouveau unies dans un baiser ardent. Le désir ruisselait sur eux plus encore que la myriade continue de gouttes d’eau chaude. Les mains de Billy glissèrent sur les épaules du jeune Anglais, prirent connaissance du relief fin et musclé de son dos. Dom aurait voulu qu’elles se mussent moins lentement et avec moins de précautions, même si cette expérience était des plus nouvelles pour eux. Leur baiser était à présent si fiévreux et si emporté qu’ils s’écroulèrent pratiquement contre la cloison. Dominic vint quémander à nouveau l’accès au cou de Billy qui inclina la tête. Aussitôt après, la respiration du jeune Boyd eut un sursaut et ses yeux s’élevèrent vers le coin du plafond, comme s’il implorait les dieux de lui permettre de rester debout. Il sentit l’une des mains de Dom parcourir prudemment son torse. Il se raidit légèrement en la sentant cerner les contours de son sein gauche. La langue que Dom se délecta de la chair de son cou. Soudain, Billy cria. Dom pressait le petit bout de son sein entre ses doigts à travers la chemise qui lui collait à présent à la peau. Bill sentit avec une légère angoisse une vague de chaleur durcir son sexe au fond de son pantalon. Il avait peine respirer. Cependant il accueillit avec fougue les lèvres de Dominic quand elles revinrent chercher les siennes. Le bourgeon de chair hypersensible roula doucement dans les doigts adroits de Dom. Billy laissait échapper de légers soupirs étranglés, et gémit lorsque la main quitta sa besogne en même temps que la bouche acidulée. Bill se pensait au bord de l’asphyxie. Il sentit Dom dégrafer son col et en profiter pour amener ses lèvres tout à la base de sa gorge. L’Ecossais put petit à petit calmer sa respiration. Son compagnon déboutonnait sa chemise, caressant et embrassant la peau qui s’offrait progressivement à lui. Le vêtement gris sombre passa bientôt par dessus les épaules du jeune homme, et finit par céder totalement. Dom l’expédia rapidement par-dessus la cloison de la douche. Billy et lui s’étreignirent à nouveau, souriant, riant presque de joie toute pure. - Je t’aime, Bill. - Confidence pour confidence, c’est aussi mon cas, répliqua l’Ecossais. - Mon Dieu… Jamais quelqu’un ne m’avait sorti une telle réponse… Billy lui mordilla le cou. - Ca prouve au moins que c’est réfléchi. |
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 | Sujet: Re: Pop-corn et sucettes (slash) - La Halfeline Lun 26 Déc - 21:20 | |
| Dominic soupira et embrassa l’épaule dont il pouvait enfin sentir la peau délicate contre la sienne, tout comme celle de tout son torse et de ses bras. Billy s’était niché dans son cou pour lui faire subir la même torture que la sienne. Il se laissa aller. Il était là, il était dans les bras où il aurait toujours dû être. Il les caressa. Les mains fines explorèrent alors son torse, glissant sur ses côtes où alors provoquant des contractions de son ventre en s’aventurant autour du nombril, en le cerclant, en jouant avec de manière innocente et étudiée à la fois, provocant l’embrasement de son désir. Il rougit un peu en sentant son corps manifester ces réactions irrépressibles. Cependant, il n’avait pas eu honte devant Billy. Il venait de remarquer que ce dernier ne l’avait à aucun moment regardé ailleurs que dans les yeux. C’était cette honnêteté, cette loyauté qui faisait son charme. Dominic exhala un léger gémissement plaintif pour prier son aimé de lui accorder plus, par pitié. La main qui s’occupait de son nombril grimpa alors plus haut, gagnant son sternum, tandis que Billy émettait un léger ricanement à l’oreille de Dom. Celui-ci ferma alors le robinet, stoppant la pluie tropicale qui jaillissait sur eux, et ouvrit la porte de la cabine. Il saisit Billy par la main et l’entraîna à travers la brume de buée quasi-opaque qui avait envahi la salle de bain. Ils déboulèrent hors de la pièce en riant. Puis Dominic pris vivement le chemin de sa chambre. Ce fut un miracle qu’ils chutassent sur le lit, captivés comme ils étaient l’un par l’autre. Dom s’effondra sur Billy, et le regarda avec une tendresse relevée de la concupiscence d’un jeune lion à travers la frange de cheveux blonds foncés que l’eau avait formée. Il lapa son nez malicieusement. Billy le fronça et loucha sur l’extrémité dans une petite mimique amusante. Dominic rit et roula sur le côté en entraînant son camarade avec lui. Leurs sourires auraient ramené la chaleur dans le cœur du plus anéanti. Bill caressa les mèches mouillées. Dom avait du mal à gérer les émotions tendres qui l’envahissaient à travers le regard de Billy et le désir qu’il ressentait très profondément en lui, et que chaque léger frottement du jean mouillé contre son bas-ventre attisait un peu plus. Il avait toujours traité ces deux sentiments séparément, tout du moins à un degré tel. Boyd et lui basculèrent tous deux sur le côté et se serrèrent l’un contre l’autre, pétrissant les chaires fermes de leurs dos et de leurs épaules pour s’assurer un contact parfait. Au bout de longues minutes, l’étreinte fut quelque peu relâchée. Incapable de se rassasier de ce nouvel échange merveilleux, Dom reprit possession des lèvres, puis de la bouche de Billy. La réponse de ce dernier fut aimante et imprégnée de délice. Ils se familiarisaient étonnamment rapidement l’un avec l’autre. Un gémissement soupirant se fit entendre de la part du plus âgé lorsque Dominic caressa son bras. L’Ecossais plongea le bout de ses doigts dans les cheveux aplatis de son ami, puis descendit sur sa joue, son cou, son buste. La sensation des phalanges humidifiées sur la peau fine de son mamelon arracha à Dom un cri qu’il eut peine à retenir. Il rompit le baiser, laissa retomber sa tête sur l’édredon, et posa doucement sa main sur celle de Billy. Celui-ci put sentir son cœur battre fort et vite dans sa poitrine. Il commença par frotter très doucement le creux de sa paume sur le point de chair où il se trouvait. Dom poussa un soupir impatient, en proie au plaisir de ses sens. Très progressivement, comme s’ils feignaient de visiter cette région sans but, les doigts de Billy finirent par se recentrer sur le mamelon plus foncé et plus doux et à en caresser l’aréole. Dominic laissait échapper des plaintes insistantes, il n’avait pas l’habitude d’attendre pour obtenir ce qu’il voulait. Enfin, le bout de l’index et du majeur touchèrent la toute petite éminence érigée, y déposant quelques gouttelettes dans leurs effleurements caressants. Billy regarda le visage de Dom. Il était crispé, ses paupières fermement closes, sa bouche à peine entrouverte pour laisser sortir les sensations qui couvaient en lui. Il sourit, et fit descendre son corps un peu plus bas par rapport au sien. Il goûta sans préavis la pointe du sein délaissé. Son acolyte ne tenta même plus de se restreindre et poussa exclamation rauque. Le plaisir ressentit s’exprimait d’une manière étrangement ressemblante à la douleur, à ce stade. Il repoussa doucement Billy pour l’embrasser avec brutalité, plongeant sa langue en lui et l’explorant. Lorsqu’il le relâcha, il déposa d’autres baisers sur sa joue, et Billy ferma les paupières en le sentant descendre une nouvelle fois dans son cou. Sans que l’Ecossais puisse le réaliser, Dominic avait déjà atteint sa poitrine. Il sourit tandis que la légère mousse de poils humides lui chatouillait le menton et la bouche. Il se décala pour effleurer le sein droit de son visage, laissant volontairement ses lèvres frôler le point le plus sensible sans pour autant s’y arrêter. Le corps de Billy se raidit légèrement. Dom entreprit alors de promener sa langue sur la peau de son aimé, mêlant découvertes gustatives et tactiles, comme il aimait le faire. Pour la première fois depuis longtemps, il se laissait aller à sa nature épicurienne originelle. Longeant la limite des peaux, il se redressa soudain pour aller lécher les lèvres de Bill entrouvertes dans une nonchalance confiante. Celui-ci frémit sous les sensations terriblement excitantes que ce petit bout de chair rose qu’il avait vu nombre de fois taquiner son entourage parvenait à disséminer sur lui. Il attendit la prochaine, tendu. Ce fut une très légère sensation chaude et humide sur la pointe érigée de son mamelon qui le fit se cambrer. Il rouvrit péniblement les yeux pour voir Dominic, dont les siens étaient clos, s’appliquer à exacerber cette minuscule entrée au plaisir avec une grande tendresse. Billy se laissa aller à soupirer. Sa main remonta sur na nuque de Dom et dans ses cheveux, et il les caressa comme des trésors uniques. Après quelques baisers et quelques autres taquineries excédantes, le jeune homme aux yeux aigue marine considéra qu’il avait fait patienter son amant assez longtemps et prit silencieusement le bourgeon duveteux dans sa bouche afin de le sucer doucement entre ses lèvres, en caressant l’extrémité de sa langue. Billy exhalait des gémissement à fendre le cœur. Le plaisir lui faisait pratiquement monter les larmes aux yeux. Dom, encouragé par ses réactions, accéléra avec une progression savante sa voluptueuse succion. Le jeune Boyd commença à se tortiller, submergé. Dominic le libéra et l’embrassa goulûment. Billy noua ses bras derrière sa nuque pour lui répondre, cambrant son corps tourmenté contre le sien. Son ami posa une main sur son omoplate et caressa la ligne de son dos. Les doigts de l’Ecossais vinrent courir furtivement sur les fesses de Dom, remontant sur la hanche, glissant contre le torse. Monaghan se retira doucement du baiser et eut un sourire émoustillant pour Billy. Il le fit s’allonger délicatement sur le lit, et le contempla en lui caressant la joue. Celui-ci frémissait par avance, ressentant le regard de Dominic comme un préambule au toucher de ses mains baguées. Cependant, il fut surpris de constater que son acolyte ne comptait pas l’explorer de manière usuelle. Une fois encore, ce fut la langue intolérable de provocation qui se posa sur la base de son sternum. Billy soupira le plus silencieusement possible et ramena sa main dans la chevelure anarchique de Dom pour des caresses reconnaissantes et encourageantes. Celui-ci redessina les stries de chacune de ses côtes, prenant son temps. Il redescendit ensuite dans le petit creux à la base de la cage thoracique et y déposa un baiser. Il continua son chemin, rencontra deux petites cicatrices, souvenirs d’anciens grains de beauté. Il s’y attarda, les mordillant à peine. La peau moelleuse, chaude et souple du ventre arriva bien vite, se contractant par intermittence sous les coups de langue gourmands. Dominic n’épargna point le nombril, décidé, au contraire, à se venger de la coquine plaisanterie que son amant lui avait fait subir quelques instants auparavant. Il l’embrassa, le lapa, le fouilla impitoyablement. Ces sensations étaient à la limite du tolérable pour Billy. Deux larmes s’échappèrent de ses paupières closes et coulèrent le long de ses tempes, l’esquisse d’un sourire à peine dessinée aux coins de ses lèvres. Bientôt, la langue de Dom délivra le petit creux plissé pour longer juste en-dessous la limite du pantalon dans lequel Billy se sentait de plus en plus à l’étroit. Au bout de quelques secondes de cette promenade, le jeune Ecossais protesta d’un geignement et vint défaire le bouton de métal de sa braguette. - Chut… souffla Dominic en prenant sa main pour l’en éloigner. Son visage revint au-dessus du sien. Il croisa ses doigts avec les siens et posa leurs deux mains près de la tête de Bill. Il éleva brièvement un petit bout de langue rose foncé sur le centre de sa lèvre supérieure. Billy souleva sa tête pour y planter un petit baiser avant qu’elle ne se cache à nouveau. - Je savais que tu traitais les gens comme des esquimaux glacés… mais pas à ce point ! - Et tu ne te plais pas dans le rôle dudit esquimau glacé ? questionna Dom. Billy eut un sourire jusqu’aux oreilles. - Si, je crois même que j’ai dû être un esquimau glacé dans une vie antérieure ! - A quel parfum ? - Vanille. - Vanille ? s’étonna Dom. Moi j’aurais dit nougat ! Billy fit une grimace avant de proposer : - Noisettes ? - Café ? - Caramel ? - Chocolat… Le dernier mot avait été un souffle chaud à l’oreille de Billy. Il frissonna de la tête aux pieds et décida que chocolat, c’était parfait. Il rentra soudain le cou dans son épaule en sentant Dom le chatouiller à l’aide de son instrument fétiche. Il retint un rire en protestant et le repoussant. Dominic bascula à-côté de lui et son ami le prit dans ses bras. Il revint glisser sur les deux éminences fermes qu’il avait déjà brièvement visité. L’Anglais fit de même par-dessus son pantalon. Cependant, après un moment, la main câline de Bill dévia sur la jambe du dessus tandis que la sienne venait s’insérer entre les cuisses de Dom. Ce dernier eut un léger sursaut, mais se laissa faire, facilitant même un peu l’accès à son partenaire. Bill l’embrassa tendrement. Quelques instants plus tard, il se retira et s’aventura progressivement sur l’intérieur de la jambe qu’il caressait de la main. Billy sentait Dom se crisper de plus en plus sous ses attouchements. Il délivra sa bouche pour lui déposer des baisers dans le cou. Lorsqu’il toucha l’objet de son désir, un peu par accident, Dominic eut une brusque inspiration, et enfoui son visage dans l’épaule de Billy. Celui-ci lui laissa quelques secondes, puis il se risqua sur cette peau fine et douce. Dom poussa un gémissement contre lui. Son cœur était encore plus rapide qu’avant, et celui de l’interprète de Pippin ne l’était pas moins. Ils ignoraient encore tout de cela, et se retrouvait propulsés à nouveau dans une sorte de seconde virginité qui les rendaient vulnérables l’un vis-à-vis de l’autre, ce qu’ils n’avaient pas connu depuis un bout de temps déjà ! Billy créait de petites caresses le long de la hampe tendue, et Dom soupirait et gigotait légèrement contre lui. Enfin, le jeune homme le prit précautionneusement entre ses doigts et entama de calmes va et vient. Son amant se blottit un peu plus contre lui et osa un petit baiser derrière son oreille. Bill pouvait y entendre toutes les réactions qu’il créait dans le corps de Dom et que celui-ci ne parvenait pas à garder enfouies. Il s’enhardit un peu, touchant l’extrémité plus sensible. Dominic exhala un cri plaintif et mordilla l’épaule dans laquelle il se cachait. Il trouvait cela fort plaisant mais sentait que, s’ils continuaient dans cette voie, il aurait de plus en plus de mal à retenir son plaisir. Il repoussa doucement Billy. Sa main vint caresser à son tour l’entrejambe renflée à travers le jean, la prenant brièvement au creux de sa paume. Puis, ses doigts firent descendre avec lenteur la fermeture-éclair. Le pantalon alourdi par l’eau et le caleçon tombèrent au sol, libérant enfin les chairs tendres du jeune Boyd. Dom commença par l’imiter, faisant errer sa main sur son ventre et ses jambes. - Eh bien, tu abandonnes ton esquimau au chocolat ? interrogea la voix malicieuse de Billy. Dominic alla l’embrasser langoureusement avant de répondre. - D’accord, je vais tâcher de ne pas le laisser trop refroidir… Dom sema des baisers sur les hanches et les cuisses de l’Ecossais. Il remonta ensuite sur son ventre qu’il connaissait déjà. Il leva ensuite les yeux et les deux garçons échangèrent un bref regard un peu anxieux. La main de Billy se referma sur un morceau de la couverture. Les plaisirs qui le prenaient d’assaut était plus durs à endurer que toutes les douleurs qu’il ait jamais ressenti. La sensation de chaleur lisse semblait pénétrer à présent en lui, le brûlant de l’intérieur. Il gémissait doucement, de manière continue. Lorsque Dom se recentra sur une zone plus réceptive encore, ses gémissements montèrent d’un ton. Malgré son manque d’expérience, Dominic créa des merveilles avec l’amour qu’il mettait en jeu et amena sa moitié jusqu’à des cris de félicité magiques, savourant lui aussi cette vague de bonheur physique. La voix de Billy forma soudain son nom. - Dom… L’intéressé se redressa, un peu inquiet. - Oui ? - Je veux… La suite ne venait pas. Billy fronça plusieurs fois ses yeux fermés. Après un soupir chevrotant, il reprit. - J’ai envie… besoin de quelque chose… Dominic se mordit la lèvre supérieure, rougissant. - Est-ce que tu veux que… Billy rouvrit les yeux, et son regard fut beaucoup plus explicite que leurs paroles balbutiées. Dom avait peur, s’il était du genre sûr de lui d’ordinaire, il ne savait absolument pas s’y prendre de ce côté-là… Il nota son mauvais jeu de mot involontaire avant de se donner une gifle mentale et de s’allonger près de Billy. Ils se réunirent à nouveau pour quelques câlins rassurants, puis le plus jeune confia : - Tu sais, je ne suis pas sûr que je… L’Ecossais le serra un peu plus. - Je ne te force en rien, ne t’en fais pas. Mais après tout, le grand Dominic Monaghan est capable de tout, non ? Dom embrassa le front de Billy avant de le lâcher. Il fouilla dans la table de nuit pour en tirer une petite pochette de plastique bleue. Bill se détourna et essaya de se détendre. Mais son angoisse montait avec chaque bruissement qu’il reconnaissait derrière lui. Dom caressa bientôt son flanc. Bill frémit. La main parcourut ses épaules, son dos, et plus bas. La sueur perlait sur la tempe du jeune Ecossais. Quelques instants plus tard, il gémit à nouveau en sentant les doigts huilés cercler son entrée sensible. Dominic se montra extrêmement précautionneux, bien plus qu’il ne l’avait été jusqu’alors avec ses partenaires. Son petit Billy lui semblait de cristal comparé à elles… tant et si bien qu’il craignait de le briser… Il revint caresser son ventre, lentement, doucement ; il fit de même le long de son sexe. Revenant derrière lui, il continua à le préparer de manière un peu plus insistante, essayant de garder son calme de son côté. Après avoir pénétré pour la première fois dans l’intimité de son double, il le caressa de l’intérieur. Il doutait de ses compétences, mais les tortillements demandants de Billy contre lui le réconfortaient un peu. Il cacha quelques baisers dans son cou, et son compagnon renversa la tête pour s’offrir plus pleinement à lui. - Ca va ? murmura-t-il d’une voix à peine audible. - Oui… Oui, ça va. |
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 | Sujet: Re: Pop-corn et sucettes (slash) - La Halfeline Lun 26 Déc - 21:21 | |
| Dom, après un dernier baiser près de la pomme d’Adam, s’éloigna afin de se placer au-dessus de Billy avec un soupir silencieux. Comme sur le sofa, le jeune Boyd fut envahi d’une sensation de pur bien-être, de plénitude, lorsque le corps de son acolyte épousa le sien. Les beaux yeux opales de Dominic le fixaient avec une intensité poignante. Des doigts passèrent dans les mèches de ses cheveux. Il essaya de sourire malgré toutes les émotions qui se bousculaient en lui. Dom l’embrassa. Leurs bouches se caressèrent à nouveau, faisant s’exhaler de petits gémissements de leurs gorges. Et puis quand la langue familière se glissa à l’entrée de ses lèvres, Billy sentit qu’un moment merveilleux était sur le point de s’accomplir. Il accueillit Dominic en lui. Et puis, tout se poursuivit avec douceur et désir. Quelques cris légers parsemèrent leur baiser flamboyant, mais finalement, en s’attendant mutuellement après ces dernières années transformées par l’autre, leur union devint réalité. Billy émergea doucement du sommeil. La pièce était encore obscure devant ses yeux papillonnant ; seule la lueur bleutée d’une veilleuse s’y diffusait. Une main lui caressait la joue, et deux yeux le fixaient avec attendrissement. Mais lorsqu’ils s’aperçurent de son éveil, ceux-ci se tintèrent de confusion et la paume se retira. - Excuse-moi, dors… lui murmura une voix veloutée. Mais Billy rattrapa la main. - Dom ? - Je ne voulais pas te réveiller, je suis désolé… L’Ecossais reposa les doigts ornés d’anneaux sur sa joue. - Tu ne dors pas ? Dominic secoua la tête. La lucidité réapparaissant de plus en plus avec le réveil, Bill réalisa qu’il était nu, tout près d’un Dom pas davantage vêtu. - Tu ne veux plus de ce qui s’est passé hier soir… dit l’Ecossais en détournant le regard. - Non ! Ce n’est pas ça, rassure-toi ! se récria celui qu’il aimait en se rapprochant de lui. Jamais je ne regretterai ce moment, tu peux en être assuré. Le jeune Boyd dit alors : - Mais… Est-ce que… Il avait peur de paraître stupide. - Est-ce que ce n’était qu’un « moment », pour toi ? Les quelques secondes de silence firent se sentir Billy très mal à l’aise. Dominic semblait torturé à l’intérieur. Il cherchait des mots appropriés. - Non, Bill. Ce n’était pas « qu’un moment » pour moi, pas dans le sens où tu l’entends, je te le jure sur mon honneur. Mais… Il y eut à nouveau une pause. - Mais ? Dom le regarda dans les yeux. - Billy, tu ferais mieux de ne pas trop… t’attacher à moi. L’Ecossais resta incrédule. - Qu’est-ce que ça veut dire, ça ? Ne pas trop m’attacher à toi ? Mais je te considère comme ma propre vie, Dom ! Dominic eut une expression de tristesse douloureuse. - Si tu ne veux pas de moi de cette façon, reprit Billy, dis-le moi clairement. Mais je t’en supplie ne me demande pas de m’éloigner de toi parce que… Il fut interrompu par un baiser assoiffé. Serré contre le corps réconfortant de sa moitié, Billy y répondit désespérément. Lorsqu’ils se lâchèrent, Dominic dit : - Je t’aime, Billy. Je t’aime encore plus que ce que tu peux te représenter, crois-moi. Mais je ne veux pas t’entraîner avec moi dans certaines choses qui te feraient souffrir… Il n’ajouta rien. Billy se souvint alors de quelque chose. - Hier… tu n’allais pas bien. Ca a un rapport ? Le jeune homme resta silencieux. - Explique-moi, Dom. Insista Boyd. - Je n’ai pas trop envie d’en parler, Billy… - Mais moi non-plus je ne veux pas que tu souffres ! Dominic se retrouva bientôt avec le corps aimant de son double entre ses bras. Il ne put s’empêcher de le caresser tandis qu’ils s’embrassaient avidement. Il savait qu’il n’aurait pas dû, il savait qu’en cela il agissait une fois de plus en suivant le chemin de la facilité et du bonheur présent, mais cette fois, il n’était absolument pas capable de s’en empêcher. Ils firent à nouveau l’amour avec une passion presque désespérée sous l’œil discret de la veilleuse bleue. La gare brillait sous le soleil matinal. Billy et Dom s’avançaient sur le quai. Ils avaient dû se dépêcher le long du chemin, ayant eu un mal abominable à se lever. Ils discutèrent à voix basse afin d’être entendu le moins possible. Le plus âgé essaya une nouvelle fois d’en savoir plus sur l’attitude inhabituelle de son camarade, mais n’obtint pas plus d’explication que la veille. De toutes façons, il savait que lorsque Dom campaient sur ses positions, il était plus dur à en faire bouger que la plus bornée des mules. Alors qu’ils se murmuraient des paroles graves et accablées, retirés à l’écart du monde qui grouillait là comme une colonie de fourmis, plusieurs personnes vinrent leur demander des autographes, pour leur plus grand agacement. Comme s’ils s’étaient senti d’humeur à se donner en spectacle… Au bout d’un moment, Dominic finit par les envoyer promener, les nerfs mis à vif par tout ce qu’il se passait autour de lui. Billy ne cessait de regarder sa montre, semblant la supplier de ralentir. Le train apparut enfin au loin. Bill regarda Dominic d’un air souffrant. Il mourrait d’envie de sentir une dernière fois son corps chaud et enivrant contre lui, mais ils se trouvaient dans une gare… endroit rêvé pour l’intimité ! Les wagons entrèrent en gare avec un crissement pire qu’un cri de Nazgûl. Finalement, les portes s’ouvrirent et les passagers commencèrent à s’y engouffrer de façon précipitée et désordonnée. Les deux garçons se serrèrent la main, et Billy les suivit. Mais lorsqu’il fut arrivé derrière la file, il se retourna. Il lâcha alors son sac et se jeta sur Dominic. Celui-ci l’accueillit avec douceur et passion, nichant son visage dans son cou et caressant son dos, avant de le relâcher. - S’il y avait des journalistes dans les parages, je n’ose pas imaginer la une de demain… lança Dom. Bill lui sourit et lui offrit une dernière fois l’éclat rieur de ses yeux émeraude ; puis il tourna les talons, attrapa son sac, et grimpa dans le train sans se retourner. Le porte était refermée. Dom regarda le train s’éloigner de la gare, immobile. Il n’aurait su dire combien de temps il resta ainsi, figé entre deux réalités. Tout à coup, il sentit quelque chose tirer sur une jambe de son pantalon. - Merry… Pourquoi t’es triste ? Il baissa les yeux. Une petite fille d’environ quatre ans se tenait à ses pieds. Elle avait de courts cheveux bruns et un petit tee-shirt jaune. Dom fut étonnée qu’une si jeune fille le reconnaisse comme le fameux Hobbit du film. Il la souleva dans ses bras et répondit : - Parce que Pippin est parti. - Mais il va revenir ! s’écria la fillette. Dominic eut du mal à retenir ses larmes. - Non… On ne se reverra plus, j’en ai bien peur… - Pourquoi ? C’est alors qu’une jeune femme apparut à leurs côtés. Elle portait une casquette bleue surmontée de lunettes de soleil et semblait du genre dynamique. - Kaylla ? Kaylla ? En les voyant, elle s’exclama : - Oh ! Excusez-moi, c’est la mienne ! La petite fille passa des bras de Dom à ceux de sa mère. Le jeune homme souffla un « Ce n’est rien… » à peine audible. La jeune blonde le remercia d’un dernier sourire puis s’éloigna. - Merry ! Pourquoi ?! La fillette se contorsionnait derrière l’épaule de sa mère, tendant son petit bras dans la direction de l’acteur. - POURQUOI ?! La mère la sermonna de quelques mots, mais la petite fille pleurait à présent à chaudes larmes. - Merry ! Dominic se retourna, le visage ruisselant à son tour. Il s’éloigna en direction de la sortie, fendant la foule sans se soucier des anonymes qu’il bousculait, mais la voix fluette le poursuivit, amplifiée par l’écho du vaste hall de gare. - MERRY !!! |
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